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Eclaircissement sur le martyre





Pour un éclaircissement sur
le sujet de martyre des fondateurs de l’Eglise de Corée



L’abbé Byun Ki-Yung
Traduit par Kim Chung-Ok
Et Corrigé par Colette Noir









Sanctuaire de Chon-jin-am
Lieu de la naissance de l’Eglise de Corée


Pour un éclaircissement sur le sujet de
martyre des fondateurs de l’Eglise de Corée


Sur la mort de 4 fondateurs de l’Eglise de Corée comme Yi Byok, Kwon Il-Shin, Yi Seung-Houn et Kwon Chul-Shin, il y a de sérieuses controverses pour leur martyre ou leur apostasie. Cependant ce qui a été transmis ou publié jusqu’à présent sur ce sujet ne veut pas dire que tout était clair et satisfaisant. Il peut y avoir des erreurs de transmissions ou de réflexion n’ayant pas assez de documents et de preuves. C’est pourquoi je veux essayer de tirer cette affaire au clair possible et plus objectivement avec des raisons justifiables. Je veux souligner également qu’il faut réfléchir à notre attitude de l’Eglise vis-à-vis des documents historiques que nous croyons facilement et sans critique. Autrement dit, je veux présenter dans cette note les plusieurs points de guide pour revoir fondamentalement sur les contenus publiés dans les différents livres ou documents historiques sur ce sujet.


Le premier point : C’est un fait indiscutable que les fondateurs de l’Eglise de Corée ont été tués par les persécuteurs à cause de leur foi au catholicisme. Ce fait réel de leur mort à cause de la foi en Dieu devrait considérer comme une donnée essentielle et primaire pour le fondement le plus juste et important pour la canonisation.

Etre mis à mort par les persécuteurs ou par les autres à cause de la foi au catholicisme est un élément qu’on doit considérer le plus juste et le plus important car c’est un fait historique inchangeable. Il est clair et évident que la plus grande raison de leur mort était pour la foi au catholicisme. Cependant il peut y avoir les détails des informations ou des notes écrites sur les motifs ou sur les buts qui peuvent être variés et même différents selon la situation avant ou après l’exécution ou la mort par les autres, mais il ne faut surtout pas perdre de vue sur ce fait réellement passé. Il est possible aussi que les bruits ou les notes sur ce fait soient faux ou incorrects au cours de la transmission et les détails des explications ou des expressions sur le contenu qui pourraient être manipulés, complété, corrigés et enlevés etc, mais le fait qu’ils ont été tués par les persécuteurs à cause de leur foi est une vérité prouvée, un factum verum. On peut emballer ou décorer les explications et les expressions, mais on ne doit pas changer le contenu principal et il doit rester le même. Même si les explications et les notes étaient excellentes, elles seraient insignifiantes si elles étaient hors du contenu. Par contre, même si les emballages ou les décorations étaient autres et incorrects et si le contenu était juste et vrai, il prendrait une signification valable.
Par exemple, au moment de la persécution de Eul-sa 1785, le père de Yi Byok, Yi Bou-Man dissuadait fermement son fils de renoncer à sa foi catholique et en voyant son fils qui ne voulait pas lui obéir, il a pensé qu’un de deux devait mourir, c’est-à-dire lui-même ou son fils, et finalement il a résolu de se suicider. Pour cette affaire, l’auteur de l’Encyclopédie de l’histoire de Cho-seon (Corée) a noté que le père de Yi Byok s’était pendu chez lui et qu’il était mort pour empêcher son fils à suivre la foi catholique. En fait M. Yi Bou-Man s’était pendu, mais il n’était pas mort et il a vécu encore 17 ans. Ainsi les notes ou les documents peuvent être faux ou différents et on peut les changer ou retoucher facilement, mais le fait historique est beaucoup plus important et il doit rester inchangeable. Si un aveugle a touché le nez d’un éléphant et a dit qu’il était comme un grand serpent, c’est une expression analogique et il ne doit pas nécessairement considérer le nez de l’éléphant plus important que le corps entier.


Le deuxième point : S’il y a quelqu’un qui devait mourir et qu’il ait laissé une note ou un recueil de pensées juste avant sa mort, ces documents devraient avoir la première qualité de signification. Ainsi les legs des mourants sont incomparablement plus précieux et plus importants que les notes ou les traditions transmises par les autres avec toute sorte de suppositions, explications et commentaires. Par conséquent, ces legs peuvent s’offrir aussi comme des documents secondaires et supplémentaires plus sûrs et plus importants pour l’éclaircissement après le fait réel et historique de la mort des fondateurs de l’Eglise de Corée.

Par exemple comme nous comprenons facilement la qualité et la signification de la mort de Chung Mong-Jou grâce à son poème composé juste avant sa mort, qui commence par « Si mon corps meurt et encore meurt cent fois de suite… Mon cœur restera inchangeable pour lui seul…». Ainsi nous pouvons découvrir la signification, la valeur et les enseignements de la vie et la mort de grands héros à travers leur parole ou la note à leur mort. On doit prendre en considération de ce genre des notes ou des recueils de pensées que les mourants ont laissés. Car les expressions de ceux qui ont pressenti la mort d’eux-mêmes sont les plus sincères et plus sereines de leur cœur. La mort appartient à la personne qui meurt et les autres la voient objectivement de l’extérieur. Le cas d’éclaircissement sur le martyre de quatre fondateurs de l’Eglise de Corée est le même.


Le troisième point : Les messages du témoin transmis par les membres de la famille ou les proches de la personne, qui a été tuée, peuvent être plus justes que les bruits courants ou les notes des policiers. Ainsi ils peuvent être les premiers documents importants ou supplémentaires pour prouver leur martyre dans les démarches de la canonisation.

Ce que la famille des exécutés a connu, c’est-à-dire les témoignages ou les messages transmis par leur famille sur la situation avant et après l’exécution ou la mort violente par les autres sont beaucoup plus précieux et plus importants que les notes officielles ou formelles. Par exemple, il y a quelques années, nous avons entendu toutes les controverses sur les causes de mort ou de suicide ou de disparition comme le cas de l’étudiant Park Chong-Cheol mort au moment de la torture et de plusieurs personnages qui avaient participés au mouvement démocratique. Il y avait une grande différence ou même des contradictions entre les déclarations officielles de la police ou l’enquête judiciaire et les témoignages de la famille des accusés. Finalement nous avons vu que la plupart des arguments démonstratifs de la famille des accusés avaient prouvé l’innocence. Il me semble qu’on accepte en général sans critique les paroles ou les notes des inspecteurs de police ou des persécuteurs sur nos ancêtres de foi d’il y a 200 ans. Cela ne peut pas être une attitude digne de ceux qui ont pris leur succession et leur mission dans l’Eglise. En fait il n’est pas juste de faire les démarches de la canonisation pour nos fondateurs à partir des documents fournis par les persécuteurs en les considérant comme si la clé des preuves était dans leurs mains. Il faut réfléchir si jamais nous ne sommes pas en train de les persécuter aujourd’hui encore plus cruellement par les lettres que les vrais persécuteurs d’autre fois.


Le quatrième point : Les témoignages sincères ou les notes de grands amis ou des élèves avec qui on a partagé la vie et la mort peuvent être plus authentiques et plus précieux que les bruits courants dans le monde ou les notes des persécuteurs. Parce qu’en général les persécuteurs ne savaient rien de la foi catholique et ils la détestaient sans la connaissance ou simplement, ils ne comprenaient pas la signification profonde de la mort volontaire.

Par exemple, le maître Yi Byok est mort au moment de la persécution de Eul-sa 1785 et il est important de noter qu’on ne trouve aucun mot à propos de son apostasie dans les écrits de Chung Yak-Yong, Hwang Sa-Yung, Kim Dae-keon et Yi Seung-Houn. Cela montre aussi qu’aux yeux de ses amis plus proches, il était impossible de concevoir l’apostasie chez lui. Cela doit être une preuve importante et supplémentaire pour la base des documents de canonisation.
Les quatre évangiles écrits par les disciples de Jésus ne doivent pas être nécessairement les mêmes que les notes des juifs ou des Romains, par exemple les récits de sa mort sur la croix ou de sa Résurrection etc. Il faut considérer la différence entre les traditions transmises par les fidèles fervents et les rapports formels et officiels faits par les fonctionnaires. Il faut être très prudent de les prendre en référence pour la démarche de la canonisation les notes ou les rapports officiels sur les jugements qui ont été faits dans le but de venger les ennemis croyants dans les luttes politiques, car ils ne sont pas justes et équitables, souvent impartiaux sans honnêteté


Le cinquième point : Les rapports ou les diverses notes des persécuteurs ne peuvent être utilisés qu’en simple référence. Il ne faut pas oublier que les persécuteurs étaient une bande de malfaiteurs atroces qui ont torturé les chrétiens pour leur faire détourner par des moyens cruels et finalement ils les ont exécutés.

C’est pourquoi on ne doit pas accepter ces malfaiteurs atroces comme les gens justes et bons, honnêtes et sincères. Par conséquent on ne peut pas admettre leurs paroles ou leurs actions ou les notes faites par eux-mêmes. Surtout nous ne sommes pas obligés de croire à leurs paroles ou à leurs notes, car, pour gagner simplement dans la politique, ils faisaient souvent n’importe quelles opérations, de fausses dépositions ayant perdu la raison et la conscience de la justice et brûlant de haine et de revendications vis-à-vis des ennemis. Ainsi pour la démarche de la canonisation, il n’est pas juste et il est même trop dangereux de s’appuyer seulement sur les documents ou les notes officielles des fonctionnaires notamment pour les cas de Chung Yak-Yong et des autres martyrs. Autrement dit, ce serait comme on aurait confié la démarche de canonisation aux persécuteurs qui ont exécuté nos ancêtres dans la foi.
Jusqu’à présent, il est vrai que la plupart de nos historiens ont considéré ces notes officielles comme des documents précieux et importants de référence. D’autre part j’ai l’impression qu’on a négligé de considérer les livres ou les notes ou les recueils de nos ancêtres persécutés à cause de la foi, et qu’on n’a pas montré assez d’intérêt aux témoignages ou aux messages transmis par leur propre famille. J’ai l’impression aussi qu’au lieu de re-examiner les causes de leur mort, on a pris facilement les notes des jugements ou des persécuteurs pour référence.


Le sixième point : Il faut prendre considération qu’il y a deux cent ans, la société coréenne, de Cho-seon, était tout à fait différente avec toute une autre culture que celle d’aujourd’hui. Par exemple la piété envers les parents était la vertu de première qualité. On ne pouvait même pas concevoir de désobéir aux parents ou faire des actions contre eux, surtout pour ceux du monde des savants nobles. Il y a une erreur de juger négativement l’attitude d’une personne qui ne voulait pas contredire la piété filiale et l’identifier avec celle de l’apostasie.

Il ne faut pas identifier l’attitude de quelqu’un qui ne veut pas manquer à la piété filiale avec l’attitude de l’apostasie. Il faudra plutôt évaluer cette attitude de la piété filiale dans le sens de la foi catholique de ce temps-là et la complété comme un matériel supplémentaire pour la canonisation.
Comme le cas de Yi Byok durant la persécution en 1785 et celui de Kwon Il-Shin en 1791, Ils ont beaucoup souffert entre les deux devoirs, de servir Dieu et de la piété filiale envers leurs parents. En fait les notions de ces devoirs n’étaient pas toujours contradictoires mais elles étaient souvent complémentaires l’une à l’autre. Mais nous devons comprendre que dans cet argument blanc et noir, pour ne pas manquer à la pété filiale, c’est-à-dire pour ne pas désobéir aux parents qui ne voulaient pas accepter la foi catholique de leur fils, il y avait une forte pression de faire renier Dieu, et d’apostasier, et enfin il y avait le catholicisme. Malgré tout c’étaient deux dimensions tout à fait différentes.


Le septième point : Il ne faut pas confondre le vrai sens de l’apostasie qui est basé sur la foi en Dieu et la notion de la piété filiale de ce temps-là. C\'est-à-dire le geste ou l’attitude momentanée des chrétiens pour ne pas manquer à la piété filiale envers les parents. Donc il faut d’abord bien discerner.

Au moment de la persécution Eul-sa 1785, toute la famille des Yi et les parents de Yi Byok étaient tous en colère à cause de Yi Byok et finalement il y avait un désaccord extrême entre eux. A ce moment-là Yi Byok s’était retiré dans sa chambre, se retenant calmement avec réserve de sortie et de contacts avec l’extérieur, évitant d’aller à des réunions des amis chrétiens. Est-ce qu’on doit le juger comme s’il avait apostasié pour cela? Et parce qu’il n’a pas été plus ferme et plus rigoureux pour continuer ses activités dans l’Eglise tout en luttant à haute voix avec ses parents et sa famille…? C’était certainement pour ne pas offenser encore ses parents, autrement dit pour éviter l’ingratitude envers ses parents qu’il s’était retenu un certain temps de sortir, d’aller voir les amis chrétiens. Il ne faut surtout pas le condamner comme s’il avait apostasié, renier sa foi en Dieu. Au contraire, il faut reconnaître son attitude réconciliable pour garder la piété filiale envers ses parents, entretenir la paix et la bonne entente dans la famille entière. Il faudra prendre en considération cette attitude profonde comme référence de points positifs pour la canonisation.
L’apostasie doit être classée dans une autre catégorie et il ne faut surtout pas l’interpréter en rapport avec le caractère personnel ni sous un aspect de la vie quotidienne de quelqu’un. Par exemple, si un dirigeant d’un groupe de paroisse ne participe plus à des réunions paroissiales ou s’il n’exerce pas convenablement sa fonction à cause d’un problème ou d’un désaccord sérieux avec sa femme, on ne peut pas le juger comme s’il avait apostasié.


Le huitième point : Si on mettait en discussion l’apostasie de quelqu’un sans aucun preuve ni conséquence de cette apostasie, il pourrait avoir à un jugement impartial et injuste. Surtout affirmer l’apostasie de nos ancêtres dans la foi selon la base des documents fournis par les persécuteurs, ce sont vraiment des documents trop pauvres, surtout quand il s’agit de l’authenticité, la véracité du témoignage de ces documents.

Au fond il est très délicat et presque impossible de discerner l’apostasie devant le fait réel de la mort des premiers chrétiens de l’Eglise de Corée parce que les exécutions et les homicides étaient appliqués souvent sans respecter les principes. A côté des notes des inspecteurs de police sur l’apostasie, on découvre plus en plus les preuves bien claires qui témoignent les exécutions et les homicides des martyrs ou même leur refus de l’apostasie. Il faut bien noter qu’on ne trouve aucune preuve parmi les notes ou les traditions sur les martyrs qu’il y ait quelqu’un qui ait obtenu la vie ou une fonction importante ou de l’argent comme conséquence de l’apostasie, ou qui se soit détourné devant la persécution ou tourné du côté des persécuteurs, ou qui ait supplié pour sa vie sur le chemin vers le lieu d’exécution ou conseillé à sa famille ou à ses amis d’apostasier ou de renier la foi pour se sauver. On n’a jamais entendu qu’il y ait quelqu’un qui se soit dénoncé à la police comme apostat ou échappé avant l’arrivée des policiers. En fait ils étaient tous des personnages qui auraient pu bien s’échapper s’ils le voulaient, mais ils n’avaient rien fait pour s’échapper ni supplier pour leur vie aux persécuteurs et ils gardaient leur attitude sereine et digne malgré le pressentiment de la mort.
Comme dans tous les pays, en Corée aussi, les persécuteurs ne tuaient pas les apostats de classe supérieure et les forçaient à participer à la persécution avec eux ou les envoyaient en exil. Mais pour les catholiques coréens, ils les ont exécutés rapidement et les preuves sur leur apostasie restent du côté des persécuteurs loin de l’intention des chrétiens. Ainsi il y a peu d’authenticité dans toutes ces notes officielles, mais il y a beaucoup de possibilité de manipulations ou de mensonge. C’est pourquoi il est important de discerner sérieusement la différence dans ces notes entre les vocabulaires des savants catholiques et ceux des inspecteurs de police. Par exemple, il faut distinguer les réponses instruites de Yi Seung-Houn et les vocabulaires administratives et juridiques des inspecteurs de police.
En fait le martyre de nos ancêtres dans la foi peut être confirmé par le fait de leur mort même. Il est impossible d’affirmer leur apostasie avec quelques notes et quelques phrases.

Par ces quelques points de guide, j’ai voulu rectifier cette question de l’apostasie de premiers chrétiens, fondateurs de l’Eglise de Corée. Donc il faut revoir toutes ces questions de l’apostasie en basant sur les points que j’ai relevés en haut. Dorénavant je continuerai à fournir des preuves pour mieux éclairer la vie des fondateurs, sur leur arrestation et leur torture avec les questions sur leur apostasie.