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La vie d’Yi Byok



La vie d’Yi Byok
( 李 檗 傳 )


Notes sur la rencontre du grand maître Yi Byok
dans un rêve





Chung Hak-Soul
Traduit par Kim Hyung-Rai














Notes sur la rencontre du grand maître Yi Byok
dans un rêve



La nuit du quatorzième jour du sixième mois de la lune en l’année
Byung-oh(1846), j’ai fait un rêve que je trouve si étrange, si extra-ordinaire et si merveilleux que je le note ci-après :


Le ciel était complètement couvert de nuages noirs comme de l’encre et il était bien difficile, à cause d’un brouillard épais qui rendait confus les quatre côtés, de distinguer des choses même à une très courte distance. Tout à coup, a lui une lumière de bon augure, suivie d’un violent coup de tonnerre et d’une bourrasque. A ce moment-là, j’ai vu un gentilhomme sur une roche de forme singulière.
Etonné, j’ai reculé et, avec un air sérieux et je me suis prosterné pour attendre sa parole. Il avait un visage élégant et portait un gilet en soie avec des boutons d’ambre jaune, un pardessus, sur lequel une ceinture de cordon noir était nouée au niveau de la poitrine, et une paire de chaussures en cuir. Aussi souriait-il doucement, en ayant l’air aussi saint qu’un Shinseon descendu du monde féerique et je me suis incliné encore une fois.

Il m’a dit d’une voix claire et gracieuse, à moi qui attendais saisi d’une crainte respectueuse :
« Aujourd’hui, c’est le quatorzième jour de la sixième lune de l’année Byung-oh et voilà juste soixante ans que j’avais quitté ce monde. Je suis venu parce que j’ai des messages très importants à te laisser. »
« Mon nom est Chung de Najou, lui ai-je répondu, et mon prénom est Hak-Soul. Je suis le fils aîné de mes parents. »
« Moi, je suis Yi Deok-Jo. »
Ravi, je restais debout sans pouvoir prononcer un mot. A ce moment-là, il a signalé :
« Bien que maintenant tu sois encore jeune, tu seras dans l’avenir un grand personnage de ce pays si tu gardes précieusement mes messages. Alors, tu mettras bien en pratique ce que je vais te dire. »

Et il a continué en montrant le ciel avec un doigt :
« C’est la volonté de Dieu se trouvant au dessus de ce ciel où règne l’évolution merveilleuse du soleil, de la lune, des étoiles, en somme de tout l’univers. »
« Alors, pour quelle raison est-ce que Dieu créa tous ces astres, toutes ces choses de l’Univers ? », lui ai-je demandé.
« Dieu est au royaume des cieux qui est si haut, si grand qu’un être humain ne peut même pas s’en faire une image. Au début, cet univers n’existait pas et c’est Dieu qui le fit exister. Il faut donc remercier et louer Dieu de son mérite, de sa volonté. »
« Et pourquoi est-ce que Dieu créa l’homme ? »
« Ce fut pour le faire vivre heureux au paradis, a-t-il répondu, mais c’est l’homme qui désobéit à la volonté de Dieu et commet un péché fatal. »
« Si c’est vraiment grâce au mérite de Dieu que ce monde existe, pour quelle raison est-ce les gens innocents n’échappent pas aux malheurs ? »
« Depuis que l’homme fut expulsé du paradis à cause de son péché, il reçoit diverses souffrances dans ce monde qui est comme un enfer, sans aucune distinction entre coupables et innocents ni entre bons et méchants. Cependant le fils de Dieu qui s’appelait Jésus a reçu la mort à la place des pécheurs en rachetant leur péché. Pour éviter les sinistres, les malheurs et les angoisses, nous devons donc vénérer Dieu avec un grand dévouement.

« Alors, est-ce que la leçon du Bouddha çakyamuni d’après laquelle les pécheurs ne se dispensent pas, selon la loi du karma, de payer leurs péchés s’accorde avec la doctrine catholique ? »
« Bien que le Bouddha ait contribué à répandre largement parmi les hommes la voie d’échapper aux souffrances sur la terre et la connaissance du paradis et de l’enfer, il n’est qu’un être humain créé par Dieu et il n’est donc pas juste de dire qu’il est, lui seul, le plus haut. »
Et il a continué :
« Par ailleurs, Confucius et Mencius sont les maîtres qui ont mis de l’ordre dans l’éthique et ont enseigné les devoirs humains. Mais ils ne sont pas des êtres divins qui méritent d’être l’objet de la croyance des hommes. L’Empereur de Jade et le Roi des dragons sont aussi des êtres superstitieux créés par l’homme. Les servir ou croire en eux, c’est donc trahir sérieusement Dieu et commettre un péché mortel. »

Je lui ai encore demandé :
« Alors, pourquoi est-ce que la vénération des ancêtres et les offrandes périodiques aux ancêtres doivent être considérées comme contrevenantes à la volonté de Dieu ? »
« On fait des offrandes aux ancêtres décédés pour respecter les convenances en soutenant leurs parents et en exprimant la piété filiale. Mais, aux yeux de beaucoup de gens, il s’agit d’une formalité exagérée. En plus, il n’est pas raisonnable de vénérer les âmes des ancêtres comme si c’étaient des dieux. »

« En Extrême-Orient, on interdit de servir Dieu, punit et même tue sans cesse des innocents qui servent Dieu. Comment cela se fait-il ? »
« C’est grâce à Matteo Ricci, Occidental arrivé en Chine à l’époque de Man-lyeok , et à ses disciples que le peuple d’Extrême-Orient fit la connaissance de Dieu et de sa volonté. En l’année Shin-you(1801) , une grande conspiration a fait de nombreuses victimes parmi nos fidèles. Mais notre Seigneur punira certainement ces pécheurs au Jugement Dernier et la puissance acquise par des pécheurs touchera sans doute bientôt à sa fin. Moi qui avais choisi la mort en l’année Byung-oh(1786) observe de là-haut les spectacles horribles que vous subissez constamment sur ce monde et je t’ai appelé parce que je trouve cette situation très grave. »

Je lui ai alors demandé :
« Quels ordres avez-vous donc à me donner, Maître ? »
« Justement, tu copieras le livre des que j’ai écrit en l’année Byung-oh(1786) et le diffuseras au sein des fidèles. Ce livre-ci se trouve sous la grande roche plate au village de Seung-Cheon à Chang-sou-ri du district de Po-cheon dans la province de Kyung-ki-do. Tu ne manqueras donc pas à le lire et exécuteras en suite ce que je viens de te dire. »
« Qu’est-ce qui est écrit dans ce livre ? »
« Celui-ci parle des désastres horribles qui surviendront, à partir de 12 heures du mois de mai de cette année Byung-oh(1846) jusqu’à la prochaine année Byung-oh (1906), du bouleversement du monde et des hommes, du désordres du ciel et de la terre et enfin du Jugement Dernier de Dieu. »
« Alors, nous, les fidèles, qu’est-ce que nous devons faire ? »
« Tu sauras quand tu l’auras tout lu. »

Plus précisément, ce livre écrit par le maître Yi Byok comprend les , , et . Ce dernier, qui parle des pécheurs jugés par Dieu, étant digne d’être connu de tous les hommes sages, je lui ai demandé de m’en expliquer le contenu avant qu’il ne disparaisse d’une manière merveilleuse avec le vent et les nuages. Pourtant il gardait le silence.

« Quels en sont alors les points essentiels, Maître ? »
« En les années Kab-in et Eul-myo (1854 et 1855), un Occidental, Ange de l’Orient, arrivera et fera part de la situation mondiale. Après, il ira au ciel et en même temps, la cour royale et le peuple commenceront à s’agiter pour voir surgir massivement des accidents malheureux.
En les années Byung-jin et Cheong-sa (1856 et 1857), tout le pays deviendra morne à cause de l’opposition entre les pères et les fils, entre les frères et les sœurs, entre les membres d’une même famille.
En les années Ki-mi et Kyung-shin (1859 et 1860), le pays tombera dans un état confus, tandis qu’en les années Shin-you et Im-soul (1861 et 1862), un grand nombre de catholiques seront massacrés en faisant teindre la paysage en rouge de leur sang et les hommes se tairont.
En les années Im-soul et Kye-hae (1862 et 1863), les montagnes aussi bien que les rivières seront sèches et avec un feu devenant puissant, les flammes brûleront le ciel et la terre en ne laissant que des pierres et du sol.
En les années Kab-ja et Eul-chuk (1866 et 1867), une étoile malheureuse envahira le pays et en les années Byung-in et Cheong-Myo (1866 et 1867), l’eau de couleur rouge débordera des quatre mers.
En les années Mou-jin et Ki-sa (1868 et 1869), il n’y aura pas un jour sans pluie, tandis qu’en les années Kyung-oh et Shin-mi (1870 et 1871), des voleurs violeront les quatre grands palais. Il y aura aussi des révoltes massives du peuple.
En les années Im-shin et Kye-you (1872 et 1873), les céréales ne mûriront pas et le peuple affamé mangera même leur femme, leurs enfants ou les gens de leur maison.
En les années Kab-soul et Eul-hae (1874 et 1875), des coups de tonnerre dans un ciel serein secouront le monde et stupéfieront tous les hommes.
En les années Byung-ja et Cheong-chouk (1876 et 1877), on n’aura pas la lumière du soleil et tout le pays sera inondé.
En les années Mou-in et Ki-myo (1878 et 1879), le monde souterrain sera secoué par du bruit de lamentation et des coups de canons venus de l’Ouest gronderont sans cesse.
En les années Kyung-jin et Shin-sa (1880 et 1881), des maladies mystérieuses et vicieuses se répandront si largement que les cadavres qui commencent à se décomposer donneront de l’eau et formant un torrent avec une odeur fétide persistante.
En les années Im-oh et Kye-mi(1882 et 1883), les montagnes et les rivières pleureront toutes seules chaque nuit en faisant frémir tout le peuple.
En les années Kab-shin et Eul-you (1884 et 1885), un feu pervers viendra en volant pour incendier des palais.
En les années Byung-soul et Cheong-hae (1886 et 1887), il y aura du givre et de la neige en plein été.
En les années Mou-ja et Ki-chouk (1888 et 1889), à cause d’un sinistre causé par des insectes, toute végétation disparaîtra du paysage.
En les années Kyung-in et Shin-myo (1890 et 1891), un bonze vicieux prendra le pouvoir et égarera le peuple d’une manière étrange.
En les années Im-jin et Kye-sa (1892 et 1893), une maladie mystérieuse épidémique dévastera tout le pays. Mais il sera difficile de juger entre le bon et le mauvais augure parce qu’un ange occidental viendra visiter le pays.
En les années Kab-oh et Eul-mi (1894 et 1895), des cris immesurables de lamentation rempliront le monde.
En les années Byung-shin et Cheong-you (1896 et 1897), un émissaire occidental arrivera de nouveau et tout le monde s’en étonnera.
En les années Mou-soul et Ki-hae (1898 et 1899), des innocents catholiques seront encore massacrés et les sentiments de tout le peuple seront troublés.
En les années Kyung-ja et Shin-chouk (1900 et 1901), il y aura continuellement des coups de tonnerre avec de grosses averses au grand soleil.
En les années Im-in et Kye-myo (1902 et 1903), il y aura des querelles entre les factions politiques.
En les années Kab-jin et Eul-sa (1904 et 1905), le peuple sera bouleversé par beaucoup d’agitations.
Après l’année Byung-oh (1906), l’autre monde arrivera et tous les pécheurs seront exterminés. Une époque viendra ainsi où les bons vénérant Dieu hériteront du monde. » a-t-il répondu.


Surpris, je me suis réveillé et me suis aperçu que c’était un rêve. En pensant que celui-ci avait sûrement une raison, j’ai regardé autour de moi et j’ai vu qu’il y avait un clair de lune et qu’il était environ quatre heures.

Le grand Maître Yi Deok-jo a un prénom de Byok et a parmi ses ancêtres Ikjai Yi Jei-Hyun , grand lettré de l’ancienne dynastie. Son nom de famille est originaire de Kyung-jou. En plus, il est un descendant de Baiksa Yi Hang-Bok , qui fut le premier ministre sous le règne du roi Seong-Jo de notre dynastie. Son père, Bouman, s’appelait aussi Sa-yeon, prénom à l’âge adulte. Il a donné à son troisième fils le prénom de Byok.
Le grand Maître Yi, dont le pseudonyme était Kwangam, a épousé Kwon, originaire d’Andong, qui habitait à Po-cheon. Il était né en l’année Kab-soul (1754) sous une grande roche au village de Seung-cheon qui se trouvait à Chang-sa-ri au district de Po-cheon. Sur cette grande roche, il y avait depuis toujours une empreinte de pas à propos de laquelle on parlait d’un ‘grand commandant’. Comme il était né dans un tel lieu, en plus, au village où ‘l’on monte au ciel’, les gens disaient que c’était un enfant hors du commun.
Dès sa naissance, il y avait un visage bien régulier. Dans l’enfance, il s’est déjà appliqué à la recherche de la Loi du Ciel et, avec des aspirations fermes et profondes pour la science, s’est plongé dans la métaphysique comme un disciple de Sounam Ahn Cheong-Bok .
A chaque génération de sa famille, il était sorti des fonctionnaires à travers le Concours d’Etat Sama. Son père disait ainsi : « Mon fils aussi met son ambition à passer le Concours d’Etat ». Cependant celui-ci, ayant un caractère inflexible, s’y est opposé obstinément, tandis qu’il a annoncé son avis à Usa . Ayant une sagesse stricte et une réflexion raisonnable. (…)

Quand il était petit, Yi Ik l’a vu une fois et a admiré sa grande ambition.

Imprégné d’enseignements familiaux, il a si parfaitement compris l’essence des livres classiques de la Science du Ciel avant l’âge de quinze ans que même des savants éminents de ce temps-là cédaient à sa compétence.
En l’année Mou-in(1758) où il avait cinq ans, il a commencé à rédiger des textes et en l’année Kyung-jin(1760), à l’âge de sept ans, il a eu de parfaites connaissances sur le livre Joung-yong . C’est ainsi qu’on l’appelait ‘enfant prodigue’.
En l’année Shin-myo (1773), à l’âge de dix-neuf ans, il a rédigé un livre intitulé et sa postface, à l’occasion de l’édition de , un recueil des morceaux écrits par un certain Kwon. A l’époque où il faisait ses études sous la direction de Sounam Ahn Jeong-Bok, il regardait et observait dans le silence un tableau appelé Myung-sa-do tenant son origine de Matteo Ricci et montrant une scène de l’enfer et, après autant de temps, il s’abandonnait à la lecture et à un recueillement profond.
Lorsque des amis le visitaient pour avoir une conversation agréable, il s’abstenait de boire et il restait dans une réflexion profonde sur la théorie de l’autre monde. En outre, il a dessiné un tableau du Ciel, qu’il a offert au temple bouddhiste de Bong-jeom-sa.
En l’année Mou-soul (1778), il y avait vingt-cinq ans ; souvent, il a étudié avec des disciples de Seong-Ho Yi Ik ou avec des gentilshommes, ses amis des familles Yi et Chung .
Il a reçu une collection des livres sur la Science du Ciel, d’un officier au nom de Hong qui avait été à Pékin comme un membre de la délégation gouvernementale et il s’est absorbé dans la lecture pendant plusieurs jours et nuits. Il s’est aussi plongé dans de profondes contemplations jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de points douteux, avant de passer son temps en se promenant dans la nature.
Lorsqu’il est entré dans un temple se trouvant dans la montagne Won-ang à Kwang-jou pour mener une vie de retraite, des chercheurs de la vérité sont venus en grand nombre et il a rédigé pour eux un livre sur .
En l’année Ki-hae (1779), Yi Byok atteint l’âge de vingt-cinq ans, ses amis lettrés et ses disciples le prirent comme maître et d’autres arrivèrent de plus en plus nombreux. En ce moment-là, Yi Byok avait déjà une grande connaissance de la science, l’astronomie, la géographie, la médecine, l’art de la divination, le destin et la nature humaine. Quand on lui posait des questions, il répondait couramment sans aucune gêne d’une façon très attentive et géniale. Sous sa direction, les jeunes lettrés arrivèrent en foule et il devint plus en plus célèbre dans le pays.
Au printemps de l’année Kab-jin (1784), à l’âge de trente et un ans, il a obtenu un jour une série de livres catholiques comme , et offerts par Mancheon Yi Seung-Houn. L’épouse du maître Yi, You-Han-Dang dont le nom était Kwon, les a traduits en coréen populaire. Ses traductions étaient bien élégantes et précises et on les a copiées et diffusées au monde.

Lorsque le père du maître Yi s’est déchaîné contre lui, à la suite des attaques contre le catholicisme, le maître Yi a déclaré : « Cette affaire est du même genre que celle de l’année Eul-sa(1785) » et n’a plus répliqué.
En l’année Byung-oh (1786), ne sortant plus de chez lui, il a écrit les et il l’a montré à son père. Celui-ci s’est alors mis en colère, en hurlant : «Tu n’es plus mon fils. ». A ce moment-là il a écrit sur le mur une phrase en gros caractère en chinois :
« 巫峽中峰之勢死入重泉, 銀河列宿之년錦還天國 »
Cela veut dire :
C’est la situation comme on est debout sur un pic au milieu des pics de
la vallée de Mou-hyub
Maintenant c’est la mort, il faut s’engager dans le chemin de l’autre monde
Je m’habille de beaux vêtements de soie et
Comme la lune ronde monte au dessus de la voie lactée
Je m’en vais au pays du ciel.

Quelque temps après, il a disparu ; on dit qu’il est sûrement arrivé à l’illumination et qu’il a quitté ce monde pour monter au ciel le quatorzième jour de la sixième mois de lune vers minuit.

Voici la fin de ces notes sur la rencontre de Yi Byok dans un rève.

Ecrit à Deung-Seo-Jeong par Augustin Chung en l’année Cheong-You (1897)