Home | E-Mail  
Vue général du lieu saint
Histoire de l'Eglise Coreenne
Développement du lieu saint
Celebrations commemoratives
Monuments commemoratives
Commissions; qssociations
100 ans project pour basilic
Institutes du lieu saint
Cantiques propres du lieu saint
La chronologie du development de Chon Jin Am
Voix de Chon Jin Am
Korea Japan China English France Deutsch Italia Espanol Photos





La maison de lecture de Yibyok et la communauté en Chon Jin Am


La maison de lecture de Yibyok et la communauté en Chon Jin Am




Notes de Cheong Yak-Yong
sur la maison de lecture de Yi Byok
et la biographie de Yi Byok par Cheong Hak-Sool
sur la communauté de Chon-Jin-Am



Chon-Jin-Am, le 24 juin 2001
M. l’abbé Byun Ki-Yung



« Venant à Chon-Jin-Am le jour de Dano avec 2e frère,
On voit encore la maison de lecture de Yi Byok,
Mais il est difficile de retrouver ses traces si lointaines.
Les goûts poétiques et la figure de rhétorique devraient
Rester le même sur l’état spirituel.
En souvenir de cette époque,
Je bois du vin toute une demi-journée et
Une autre demi-journée je compose les poèmes. »
(A Chon-Jin-Am par Cheong Yak-Yong en 1789)

« En 1778, Yi Byok à l’âge de 25 ans étudiait ardemment avec les disciples du maître Seong-Ho Yi Yik, ses amis et ses lettrés, certains messieurs Cheong et Yi. Il a reçu du fonctionnaire militaire, M. Hong, une caisse de livres sur la science du Ciel et il les a lus patiemment jour et nuit, en réfléchissait et approfondissait les points de doute, il se promenait partout dans les beaux endroits de montagnes et arriva enfin au temple de Won-Ang-San-Sa et y séjourna. Quand il y eut beaucoup d’amis fidèles, il rédigea un résumé du catholicisme et faisait la dictée là-dessus. »

« En 1778, Yi Byok avait 25 ans et étudiait tardivement avec les disciples de Yi Seong-Ho, ses amis lettrés, certains messieurs Cheong et Yi. Il a reçu d’un fonctionnaire militaire M. Hong, une caisse de livres sur la science du Ciel et il les a lus patiemment jour et nuit, en réfléchissait et approfondissait les points de doute, il se promenait partout librement. Un jour il arriva à Kwang-Jou et s’abrita au temple de Won-Ang-San-Sa et y séjourna. Quand il y eut beaucoup d’amis fidèles, il a rédigé un résumé du catholicisme et le faisait écrire aux amis. »

« Déjà en hiver 1779, il y avait une réunion d’étude à Chon-Jin-Am, Yi Byok est arrivé au temple Jou-Eo-Sa couvert de neige en pleine nuit et il a dialogué sur le livre classique du Confucianisme Kyung Seo à la lumière d’une bougie. 7 ans plus tard en 1785, les critiques se sont levés si fort contre lui qu’il ne pouvait plus agir. Cela veut dire qu’il ne pouvait plus refaire ce genre de grande festivité. »


* * *


Le sanctuaire Chon-Jin-Am est un lieu de naissance de l’Eglise où le grand maitre Yi Byok avait séjourné durant environ 7 ans, de 1777 jusqu’à vers 1785, en faisant la lecture des livres et la réunion d’étude. Selon la note de Cheong Yak-Yong, il y a eu des édifices pour la lecture et la réunion d’étude jusqu’à 1797, plus de 12 ans après le martyr de Yi Byok.

1. En 1797, Cheong Yak-Yong a dit dans un poème :
« Venant à Chon-Jin-Am le jour de Dano avec 2e frère,
Je vois que la maison de lecture de Yi Byok est encore là,
Mais il est difficile de retrouver ses traces si lointaines.
Les goûts poétiques et la figure de rhétorique devraient
Rester le même sur l’état spirituel.

En souvenir de cette époque,
Je bois du vin toute une demi-journée et
Une autre demi-journée je compose des poèmes. »

2. Il y a 200 ans, le mot ‘lecture’ était utilisé pas seulement ‘lire des livres’ simplement, mais lire des livres durant des années en fonction de la recherche approfondie et de la pratique morale. Quand Cheong Yak-Yong dit dans son poème, « Venant à Chon-Jin-Am le jour de Dano avec 2e frère, je vois que la maison de lecture de Yi Byok est encore là. », cela suppose que Yi Byok y avait séjourné longtemps, au moins quelques années et lui, Cheong Yak-Yong aussi y était souvent avec lui.

3. Au temps de dynastie des Yi, la cour royale offrait les maisons de lecture pour les hauts fonctionnaires du niveau de premier ministre avec les Statuts et le responsable, et même faisait les examens de ses membres. Mais en dehors de ces maisons, les individus comme les simples lettrés sans fonction pouvaient tenir leur maison de lecture, c’est-à-dire leur maison privée pour l’étude et la recherche.

4. Si on considère que Cheong Yak-Yong a dit au printemps de 1797 qu’il y avait encore la maison de lecture de Yi Byok, il est certain que cet édifice commençant autour de l’année 1778 ou 1779 était là depuis vingtaine d’années. Cependant on ne sait pas exactement combien de temps il y est resté, mais si on regarde la situation avant et après l’ouverture du Cercle d’étude Kang Hak Hwoe, ce ne sera pas impossible de le savoir.
Regardons d’abord quelques notes différentes sur l’origine des études ou des lectures, ou même d’une vie dans un endroit isolé. Mgr Daveluy a déjà mentionné dans son livre de l’histoire la réunion d’étude de 1777. Dans la biographie de Yi Byok, Chong Hak-Sool a mentionné la réunion d’étude de 1778 et celle de 1779. Cheong Yak-Yong a écrit dans son épigraphe « 7 ans après… » et on peut déduire environ 7 ans à partir de l’année 1779 jusqu’au 1785. Alors il serait raisonnable de conclure que la réunion d’étude a duré moins de 10 ans.

5. Le Mot ‘la maison de lecture’ veut dire en langage actuel un centre de recherche, un institut de formation, une institution ou une école, où on fréquente pour étudier. Ce lieu de lecture ne signifie pas donc un petit siège mais au moins une maison ou une hutte, une grotte ou un abri habitable. Dans ce sens, la maison de lecture de Yi Byok est un vrai lieu où est née l’Eglise de Corée. C’est un berceau de l’Eglise de Corée. Cet écrit de Cheong Yak-Yong est une réalité historique avec les vestiges des lieux de lecture et de réunion d’étude, qui se trouvaient à Chon-Jin-Am.

6. Yi Byok, homme de tornade qui, provoquant un grand tourbillon, a troublé toute la société de son temps, puis d’un coup disparu complètement.

7. Cheong Yak-Yong a écrit : Quand on faisait encore la réunion d’étude à Chon-Jin-Am, « en hiver 1779, Yi Byok est arrivé au temple Joo-Eo-Sa couvert de neige en pleine nuit et dialoguait sur le livre classique du Confucianisme Kyung Seo à la lumière d’une bougie. 7 ans après (1785), les critiques se levaient si fort contre lui qu’on ne pouvait plus agir. Cela veut dire qu’on ne pouvait plus refaire ce genre de grande festivité. »

En fait, à cause du texte qui dit « en hiver 1779, Yi Byok est arrivé au temple Joo-Eo-Sa couvert de neige en pleine nuit et dialoguait sur le livre classique du Confucianisme Kyung Seo sous la lumière », il peut y avoir quelques discutions, mais il ne faut pas essayer trop de l’interpréter uniquement avec le nom du temple. Il faut compter la distance entre la place du Chon-Jin-Am et celle de Jou Eo Sa (la distance direct est à 4 km mais avec 670m d’altitude et 70m de pente) et qu’on devrait franchir les chaînes de montagnes Kwang-Joo, de l’Est à l’ouest, en pleine nuit de l’hiver couvert de neige. Ce n’était pas au début d’une soirée ni à l’aube. Ainsi comme Mgr Daveluy a dit dans le préliminaire de son livre sur la première réunion d’étude dans, il est impossible de concevoir cette réunion ailleurs qu’à Chon-Jin-Am.
Surtout Chong Yak-Yong a écrit qu’au début de l’été en 1797, il était parti le matin de Myong-Rye-Bang (Séoul) et est arrivé à Ma-Jai ; à Ma-Jai, avec ses amis, ils sont allés pêcher et ils ont pris une cinquantaine de gros poissons et puis ils sont allés à l’île Ran-Ja-Joo pour en faire de la soupe. Ensuite ils sont partis tous pour Chon-Jin-Am à travers les forêts bien épais admirant toutes sortes de belles fleurs. Quand ils y sont arrivés, même si la journée touchait à sa fin et puis ils ont composé une vingtaine de poèmes. Tout cela suppose qu’il était parti de Séoul vers 7 heures du matin, arrivé vers midi à Ma-Jai, pêché(13 heures) et fait de la soupe et déjeuné(14 heures), donc il est possible qu’il est parti avec ses amis vers 15 heures pour Chon-Jin-Am et marché durant 2 heures ou 2 heures et demie à travers Gui-Ye-Ri, Soo-Ri-Oul, Hwa-Rang-Bang.
Les hommes âgés de la région témoignent qu’il allait 1 heure et demie ou 2 heures entre Chon-Jin-Am et Ma-Jai. Supposons que, pour aller à la réunion d’étude, Yi Byok était parti de Ma-Jai après le dîner, ce n’est pas nécessaire d’arriver à Chon-Jin-Am vers minuit prenant tant de temps pour 10km en chemin plat.

8. Cheong Yak-Yong a laissé une vingtaine de poèmes sur Chon-Jin-Am. Il y a passé plus de 7 fois. Au début de l’ouverture de la réunion d’étude à Chon-Jin-Am en 1779, Chong Yak-Yong avait 17 ans, Chong Yak-Jong 19 ans, Chong Yak-Cheon 21 ans, Yi Seung-Hoon 23 ans, Yi Chong-Eok 15 ans, Yi Byok 25 ans, ce cercle d’étude formait d’un groupe des jeunes lettrés. D’après le contenu et les caractères des poèmes de Cheong Yak-Yong, on ne peut affirmer qu’ils connaissaient bien cet endroit même après avoir passé plusieurs séjours. Dans les documents de Cheong Yak-Yong, il n’y a pas d’autres d’endroits qu’il ait visité si souvent pour composer des poèmes, qu’à Chon-Jin-Am. En un mot, Chon-Jin-Am était pour lui un endroit de bon souvenir de sa jeunesse avec ses amis.

9. La lecture et la réunion d’étude à Chon-Jin-Am selon la biographie de Yi Byok par Cheong Hak-Sool
« En 1778, Yi Byok, ayant atteint l’âge de 25 ans, étudiait ardemment avec les disciples du maître Seong-Ho Yi Yik, ses amis et ses lettrés, certains messieurs Cheong et Yi. Il a reçu d’un fonctionnaire militaire M. Hong une caisse de livres sur la science du Ciel et il les a lus patiemment jour et nuit, en réfléchissait et approfondissait les points de doute, il se promenait partout dans les beaux endroits de montagnes et enfin il arriva un jour au temple de Won-Ang-San-Sa et y séjourna. Quand il y avait beaucoup d’amis chrétiens, il forma un groupe de communauté religieuse et pour eux il rédigea un résumé du catholicisme comme un livre de catéchèse, et il en faisait la dictée. »

10. Quand on parle des amis qui apprenaient la doctrine, cela veut dire qu’ils suivaient les cours de Yi Byok sur le dogme du catholicisme, et qu’ils sont devenus chrétiens. La religion d’aujourd’hui était dite en ce temps-là ‘doctrine’ Do qui veut dire ‘le chemin’. Ainsi à partir de ce mot est sorti le mot ‘amis (ou compagnons) de chemins’ (Do-ou) et chez les chrétiens les ‘amis (ou compagnons) de religion’ (Kyo-ou). Les mots typiquement chrétiens, par exemple ‘les religieux’, ‘les frères, ou ‘la communauté’, n’étaient pas encore utilisés, mais on voit qu’à Chon-Jin-Am, ils ont utilisé ces mots ‘amis de religion’, ‘religieux’, ‘communauté’. En fait, à Chon-Jin-Am, s’était déjà formée une communauté de chrétiens comme les premiers disciples de Jésus ou les disciples de Choi Jai-Woo au début de Dong Hak.
Selon le document de St Maubant, c’est le noyau principal qui a envoyé le délégué Lee Seung-Hoon à Péking en union avec les prosélytes.

11. « En 1778, il avait 25 ans et il étudiait tardivement avec les disciples de Yi Seong-Ho, les amis lettrés et certains messieurs Cheong et Yi. Il a reçu d’un fonctionnaire militaires nommé Hong une caisse de livres sur la science du Ciel et il les a lus patiemment jour et nuit. Il réfléchissait et approfondissait les points de doute, il se promenait partout librement. Un jour il arriva à Kwang-Joo et abrita au temple de Won-Ang-San-Sa et y séjourna. Quand il y avait beaucoup d’amis de doctrine, il rédigea un résumé du catholicisme et faisait la dictée aux amis. »

12. Que l’auteur de la biographie de Yi Byok soit attribué à Cheong Hak-Sool ou à n’import qui d’autre et qu’il y ait quelques erreurs de dates et de nom de l’auteur, il y a plusieurs raisons inévitables à donner le titre de l’auteur de cette biographie à Cheong Yak-Yong, écrite vers la fin de sa vie. D’abord quand on regarde le style et la forme, surtout le contenu de cette biographie, il n’y a pas d’autre personne qui peut si bien décrire Yi Byok avec une telle connaissance des événements. Si on lit attentivement l’original de sa biographie en caractères chinois, on peut bien sentir le plume de Cheong Yak-Yong et pour un historien coréen, on peut le discerner facilement.

13. « En 1779, Yi Byok atteint l’âge de 26 ans, ses amis lettrés et ses disciples le prirent comme leur maître et les autres arrivèrent plus en plus nombreux. En ce moment-là, Yi Byok avait une grande connaissance sur la science étrange, sur l’astronomie, la géographie, la médecine, l’art de la divination, le destin et la nature humaine. Quand on lui posait des questions, il répondait couramment sans aucune gêne d’une façon si attentive et géniale…, il devint plus en plus célèbre dans le pays. »

Ainsi la plupart des écrits historiques confirment en commun que Yi Byok était le fondateur de l’Eglise de Corée.

14. Selon le préliminaire des par Mgr Daveluy.
- L’histoire proprement dite de l’Eglise de Corée commence à partir de grandes conférences de Yi Byok à Chon-Jin-Am.
- « L’instrument dont Dieu se servit pour donner le premier branle à la religion dans ce royaume de Corée fut Ni Pieki appelle Deok-Jo et surnomme par lui-même (Koang Am). Pieki descendait de la famille des Ni de Kieng Tsiou. » (P. 5)
* « Kouen Ambrose, T’siel Sini était l’aîné de la famille des Kouen que Ni Pieki choisit pour en faire le fondement de la religion dans ce pays. » .

Mgr Daveluy n’a pas considéré le baptême de Yi Seung-Hoon en 1784 comme l’origine de la fondation de l’Eglise de Corée, mais il a souligné plusieurs fois l’importance sur les grandes conférences de Yi Byok(1777) et il n’a jamais mentionné la conférence de Kouen Cheol-Shin. Kueon Cheol-Shin était un savant vertueux, mais il n’était pas quelqu’un qui avait des capacités pour diffuser la nouvelle religion et former des organisations.

1) « Notes pour l’histoire des martyrs de Corée » par Mgr Daveluy et la réunion d’étude de Chon-Jin-Am.
« C’était l’année 1777(tieng iou). Le fameux docteur Kouen T’siel Sini, accompagné de Tieng Jak Tsieni et plusieurs autres nobles studieux et amateurs de la science, se rendit dans une pagode pour s’y livrer ensemble à des études profondes. Ni Pieki l’ayant appris en fut rempli de joie et heureux de pouvoir profiter des leçons de ces hommes remarquables, il prend de suite son pari d’aller les trouver. C’était l’hiver. La neige couvrait partout les routes et la distance était de plus de cent lys : mais de pareils obstacles étaient loin de pouvoir arrêter ce coeur ardent et si avide de la science et de la sagesse. Il part de suite et à travers ces chemins difficiles et ardus il ne sent pas la fatigue. Le jour tombant ne peut le déterminer à regarder la réalisation de ses désirs et continuant sa route de nuit il parvint enfin à une pagode vers minuit. Quel n’était son désappointement en apprenant qu’il s’est trompé de pagode et qu’il fallait aller de l’autre côté de la montagne. Sans se décourager il pousse sa pointe. C’est une énorme montagne qu’il faut franchir de nuit. Elle est couverte de monceaux de neige et des tigres nombreux en défendent les abords. N’import ! Pieki fait lever tous les bonzes et se fait accompagner par eux. A la main il prend un bâton ferré pour se défendre des attaques des sauvages ennemis et poursuivaient sa route à travers les épaisses ténèbres, il arriva enfin au lieu si désiré.
Une arrivée si étrange répandit la frayeur parmi les habitants de cet édifice isolé et perdu dans le sein des montagnes.
On ne pouvait se figurer quel motif amener à une heure si indue des hôtes si nombreux mais bientôt tout s’étant éclairci, la joie, le bonheur succédèrent à la crainte et dans les épanchements suggérés par une rencontre si heureuse on s’aperçut à peine que déjà le jour avait point. Pendant plus de dix jours que dura cette réunion, on approfondit toutes les questions sur le ciel, le monde, la nature humaine etc…, tous les doutes et les opinions des anciens furent mis sur le tapis. »

« Ils eussent désiré se mettre de suite à la pratique de toutes ses règles : mais les livres qu’ils avaient entre les mains ne suffisaient pas pour les diriger, ils durent se contenter de se prosterner tous les jours matin et soir pour se livrer à la méditation. Puis ayant vu quelque part qu’il y avait de sept en sept jours un jour consacré au Seigneur, tous les 7, 14, 21, 28 du mois il cessaient toute affaire du monde pour penser aux exercices de l’âme et y faisaient abstinence. »

3) Notes de St Maubant
« En 1720, la 58e année de fameux Kanghi, un autre ambassadeur coréen nommé Y eut une entrevue avec les Missionnaires, de Peking et reçu d’eux des livres chrétiens qu’il emporta en Corée. Un nommé Koang, qui reçut le surnom de Jean, ayant lu ces livres, eut le bonheur de sentir et de goûter les vérités qu’ils renfermaient. Il embrassa la religion chrétienne et de concert avec quelques autres prosélytes, il envoya en 1783 à Peking un autre délégué également nommé Y, mais d’une autre famille, pour prendre de plus amples informations sur cette religion sainte. Y s’adressa aux Missionnaires français et en février 1784 fut baptisé, sous le nom de Pierre… »
Le 3 octobre 1789 par Mr Maubant

3) Lettre de Yi Seung-Hoon en 1789
« J’ai rencontré un grand saint dans ma vie. Il (Yi Byok) avait déjà le livre sur notre religion et il l’approfondit depuis plusieurs années et le pratiqua. Son grand effort n’était pas en vain, il a bien compris les divers points de notre religion, surtout les points plus difficiles à comprendre. Mais sa croyance et son zèle sur notre religion étaient bien plus forts que sa connaissance catéchétique. C’est mon maître qui m’avait tout appris et m’avait donné une âme. Avec lui, j’ai bien collaboré pour servir Dieu. »

4) Notes du diacre Kim Dae-Keon en 1845
« En Corée il y a beaucoup de philosophes qui ont découvert eux-mêmes par les recherches l’existence d’un vrai Dieu, qui est le Créateur et le Moteur de l’univers et ils Le servent. Un d’entre eux plus célèbre s’appelle Yi Byok et il voulait servir ce vrai Dieu. Il a entendu qu’à Péking se trouve cette croyance très active et il cherchait l’occasion de faire apporter des livres chrétiens en Corée. Enfin Yi Seung-Hoon s’informa à docteur Yi Byok qu’il devait accompagner son père Yi Dong-Ouk pour son voyage de Péking et Yi Byok lui a demandé d’essayer de rencontrer les missionnaires à Péking pour leur demander des livres chrétiens et les apporter. »

Texte en latin : « Inter eos celebrior fuit vir nomine I Pieki(nomen baptismi Joannes Baptista). Hic studio veri Dei cultum ininquirens, cum audivisset religionem Domini caeli nuncppatam in Pekino florere, statuit homines mittere, qui illius religionis libros afferrent. Transacto demum aliquod temporis spatio, quumque legati proficiscerentur versus Pekinum ; filius tertii legati I Senghugni dictus, adiit doctorem I Pieki eique se in Sinas profecturum affirmavit. »

5)° Notes dans les chroniques de la dynastie des Yi
« D’après l’interrogation à Cheong Yak-Yong, c’est Yi Byok qui a découvert pour la première fois la science occidentale et l’a approfondie, et puis il a déguisé Yi Seung-Hoon pour l’envoyer à Péking. Donc Yi Byok est le chef de cette bande vicieuse. Est-il normal que son frère Yi Kyok s’occupe encore un rang supérieur ? Il lui faut enlever tout de suite sa fonction et le renvoyer. Le plus grand chef de la bande vicieuse, c’est est Yi Byok. Alors il est impossible que son frère Yi Kyok garde encore une fonction publique. »

6) Lettre de M. Hwang Sa-Yong
« Yi Seung-Hoon était le lettré préféré de Yi Byok. Quand il allait accompagner son père à Peking en 1783, Yi Byok lui a dit : « En arrivant à Péking, tu trouveras une Eglise catholique et un lettré occidental missionnaire. Tu lui demanderas un livre de prières et enfin le baptême. Je suis sûr que le lettré occidental t’aimera beaucoup. Tu devras apporter beaucoup d’objets religieux. Tu ne reviendras jamais en main vide. Comme le conseil de Yi Byok, Yi Seung-Hoon est arrivé à l’Eglise catholique de Péking et il a demandé le baptême… »

* Notes sur la persécution de 1785
«Au printemps de 1785, un homme nommé Yi Byok prêchait chez Kim Beom-Ou dont la maison se trouvait en face de Dang-Rye-Won. Il était assis contre le mur couvrant sa tête et ses épaules avec une serviette de toilette bleue. Devant lui il y avait Yi Seung-Hoon, 3 frères de Cheong Yak-Cheon, Cheong Yak-Jong et Cheong Yak-Yong, le père et fils de Kouen Il-Shin. Tous étaient entourés de Yi Byok tenant un livre à la main et ils écoutaient son enseignement. Ils se disaient qu’ils étaient tous disciples de Yi-Byok. Yi-Byok dans son enseignement était très exigent et sévère. Il était bien plus sévère que chez nous, les confucianistes vis-à-vis de leurs disciples. »

« Le frère perfide de Yi Seok, Yi Byok est le chef qui a commencé le premier cette vicieuse religion chrétienne. Donc tout le monde ne le connaît-il pas comme fondateur du catholicisme ? »

7) Notes de Cheong Yak-Yong sur le grand maître Yi Byok
« Lui, il était le disciple de Yi Byok et son frère plus âgé Yak-Cheon l’était déjà avant. Quand Yi Byok est devenu le premier chef et parcourait pour diffuser le catholicisme, Kouen Il-Shin suivait Yi Byok avec beaucoup d’ardeur. »

8) Aperçu sur la fondation de l’Eglise catholique de Corée par Yi Byok
a) Etant confucianiste, il a réuni les 3 notions de Confucianisme, Bouddhisme et catholicisme et les a recueillis au temple de Bouddhisme Chon-Jin-Am.
b) Il a développé l’enseignement de doctrine pour une session de formation pour la pratique de la foi et je l’ai soutenu.
c) Il a recruté les lettrés et Il a formé avec eux une communauté de foi.
d) Il a envoyé Yi Seung-Hoon à Péking comme un délégué chrétien de l’Eglise catholique de Corée.
e) Il a converti dans l’Eglise catholique les nobles comme Kouen Il-Shin, Yi Seung-Hoon, et Cheong-Yak-Chong.
f) Il a célébré les sacrements et il a enseigné la doctrine dans la salle de réunion préparée à Soo-Po-Dong.
g) Il a fait déménagé la salle de réunion à Myong-Rye-Bang.et a pris l’initiative de la propagation du catholicisme et les célébrations liturgiques.
h) Il a bien réussi dans un débat publique avec des lettrés comme Yi Ka-Hwan et Yi Ki-Yang.
i) Il a fait propager la foi de Chon-Jin-Am à Soo-Po-Dong, Myong-Rye-Bang, Ma-Hyun, et Yang Keun.
j) En convertissant les lettrés de classe moyenne comme Kim Beom-Ou, il a affermis la fondation de l’Eglise.
k) Par la grande persécution en 1785 et la persécution de sa propre famille, il a été enfermé dans sa maison et mort de faim (Certain dit qu’il a été empoisonné.)
l) Depuis sa mort, durant environ 60 ans (1785-1845), jusqu’au séminariste Kim Dae-Keon, les confucianistes et les catholiques coréens ont connu Kwang-Am Yi Byok comme fondateur ou moteur de l’Eglise catholique de Corée.



Quand on regarde la réalité de la société coréenne de cette époque, c’est quelque chose inimaginable. En fait Kwang-Am Yi Byok est un grand fondateur de l’Eglise de Corée. Aujourd’hui l’Eglise catholique de Corée doit bien réfléchir à ce qu’elle a fait jusqu’à maintenant vis-à-vis du grand fondateur de son Eglise.

Le caractère typique de l’Eglise de Corée, c’est que les Coréens ont recherché spontanément la Vérité. Pour commémorer et exalter cet aspect précieux de spontanéité des fidèles, il faut que toute l’Eglise de Corée s’y mette pour célébrer sa fondation au sanctuaire Chon-Jin-Am, où se trouvaient près de 20 ans les édifices de lecture et de réunion d’étude. En fait la maison de lecturede Yi Byok a été durant 7 ou 8 ans à Cheon-Jin-Am jusqu’à sa mort en 1785 et une douzaine d’années encore après.
Certains pensent à Yang-Keun(situé entre Yang-Pyung et Rye-Joo) qui pourrait être le lieu de naissance de l’Eglise de Corée en lisant la note dans ‘Sa Hak Jing Eui’ (des critères de sanction ou justice sur la doctrine érronée), écrit après la persécution de 1801, qui dit que le catholicisme était fleurissant dans cette région, et les notes de Mgr Daveluy disant qu’à Yang-Keun où est né Kouen Cheol-Shin, il y avait beaucoup de chrétiens et qu’on l’appelait l’Antioche de l’Eglise de Corée et que cette région était devenue un berceau de l’Eglise de Corée. Mais il faut noter que la persécution de 1801 était après une vingtaine d’années de la naissance de la foi catholique à Chon-Jin-Am. Il est normal qu’on avait pensé à Yang-Keun comme Antioche ou berceau de l’Eglise de Corée parce qu’il y avait beaucoup de chrétiens. En fait la période la plus prospère du Christianisme à Antioche était vers l’année 30 après la naissance du Christ à Bethlehem et 20-30 ans après les activités du Christ en Jourdan et en Galilée. Donc Antioche n’est pas un lieu où le Christ est né ! Autrement dit, on peut concevoir Antioche comme un berceau de la première Eglise mais on ne peut pas le considérer comme lieu de naissance du christianisme.
Si on veut savoir l’histoire du baptême des Coréens, elle remonte à l’invasion japonaise en 1592 et l’invasion mandchoue, c’est à dire 140-200 ans avant le baptême de Yi Seung-Hoon, et nous avons confirmé qu’il y avaient déjà plusieurs Coréens baptisés. Il est juste aujourd’hui que l’Eglise catholique de Corée exalte Yi Byok qui avait accueilli pour la première fois la foi catholique à Chon-Jin-Am. La foi est la condition préalable aux sacrements, à la théologie et aux règlements de l’Eglise. Car elle est le fondement, la qualité et la force de l’Eglise et la vie des fidèles, qui doivent être accompagnés et suivit. En conséquence, le grand projet de la construction de la Maison du Seigneur à Chon-Jin-Am, où est germé le bourgeon de la foi spontanée et est poussée l’Eglise catholique de Corée, c’est notre projet saint qu’on doit réaliser par toute Eglise de Corée.





Documents de référence sur la catéchèse de l’Eglise catholique
sur les chrétiens avant le baptême à l’eau :

1° Constitution dogmatique de l’Eglise, 14
« Quand aux catéchumènes qui, sous l’action de l’Esprit-Saint, demandant par un acte explicite de leur volonté à être incorporés à l’Eglise, par le fait même de ce vœu, ils lui sont unis, et l’Eglise maternelle, les enveloppe déjà comme siens dans son amour en prenant soin d’eux. »
(Constitution dogmatique DE ECCLESIA, Ch.II : Le peuple de Dieu, art. 14)

2) Décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise
« Enfin le statut juridique des catéchumènes doit être fixé clairement dans le nouveau Code : ils sont déjà unis à l’Eglise, ils sont déjà de la maison du Christ, et n’est pas rare que qu’ils mènent une vie de foi, d’espérance et de charité. »
(Décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise, Ch.II : L’œuvre missionnaire elle-même, art. 14)

3) Le droit canon actuel, article 206
a) « Les catéchumènes sont liés d’une façon spéciale avec l’Eglise. Donc sous l’action de l’Esprit-Saint, demandant par un acte explicite de leur volonté à être incorporés à l’Eglise, par le fait même de ce vœu, ils lui sont unis, et l’Eglise les aime déjà comme siens. »
b) « L’Eglise qui prend soin particulier des catéchumènes les invite à vivre la vie évangélique, les guide à célébrer la liturgie sainte et leur offre tous les grâces propres aux chrétiens. »

4) La catéchèse actuelle, IIe partie : art. 1249
« Les catéchumènes sont déjà unis à l’Eglise, ils sont de la famille de l’Eglise, et n’est pas rare que qu’ils mènent une vie de foi, d’espérance et de charité. l’Eglise maternelle, les enveloppe déjà comme siens dans son amour en prenant soin d’eux. »
(CCK, le 20 décembre 1996)

5) Sermon du Pape Jean XXIII
« L’Eglise catholique de Corée est construite par les laïcs de 1779 à 1835 sans prêtres et il faut les appelés fondateurs de l’Eglise de Corée. » Donc les fondateurs de l’Eglise catholique de Corée sont ces laïcs, hommes et femmes, qui ont semé les semences de l’Evangile dans leur pays sans aide des missionnaires durant 56 ans, de 1779 à 1835, excepté la courte durée où 2 prêtres chinois sont passés, ils ont construit l’Eglise et l’ont développé par eux-même jusqu’à la première arrivée des missionnaires français en 1836 et ils ont offert leur propre vie pour la foi au Christ. »
(L’Osservatore Romano, 15 octobre, 1984, p. 1 – Le texte intégral en italien et en français)



Documents divers

l , Editione liturgiche, 1998
l UT universale teologia>, Henri Bourgeois, Editrice Queriniana Brescia, 1993
l . Dimitrios Salachas, Edizioni
Dehoniane Bologna e Roma, 1991
l , Giuseppe Cavallotto, Edizioni
Dehoniane Bologna, 1996
l , Pietro Aliquo, Messina, 1998
l Church in the United States>, John M.Huels, Liturgy Training Publications,
1994
l , Pierpaolo
Caspani, Milano, 1999
l , Liberia Editrice Vaticana, 1999
l Lumen Gentium>, Francisco gil Hellin, Liberia Editrice Vatica, 1995
l since Vatican II, and of provious documents of African Churches>,
Josef Museoiol, S.D.B. Universitas Gregoriana, Roma, 1989
l , Kevin Hart, Universitas, S. Thomas,
1985
l , William J. Reedy, New York, 1981
l , George Kretschmar, Maison
de Dieu, 1977
l , Henri Bourgeois, Maison de Dieu, 1977
l , Michel Dujarier, la maison de Dieu,
1985
l , Editrice Nigrizia, 1977
l , Geofrey Mainwright, Studia
Liturgica, 1977
l Yves Congar, Concilium, 1965
l ,
Rivista di pastoral Liturgica II, 1973