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Religiousité prehistorique du people coréen










VUE GENERALE SUR LES QUELQUES DIX MILLE
ANS D\'HISTOIRE SPIRITUELLE
ET CULTURELLE DU PEUPLE COREEN



























































Sommaire



1. Migration interminable de nombreux peuples
2. Les autochtones qui vivaient dans la p ninsule cor enne en Extr me-Orient
3. L\'origine du peuple cor en
4. L\'explication d\'ordre conomique de la migration du peuple cor en est un argument insuffisant.
5. L\'explication d\'ordre politique de la migration du peuple cor en est un argument irrationnel
6. Les hommes d\'il y a dix mille ans avaient, pour la plupart, le culte du soleil
7. Les coutumes du culte du soleil
8. Coutumes et histoire du peuple \"Paedal\", peuple aux habits blancs
9. Le peuple \"Paedal\' se d pla a vers l\'Est la recherche du \"Pays de la lumi re\"
10. L\'Exode du peuple juif constitue une mati re de r f rence int ressante
11. L\' tablissement du peuple \"Paedal\" sur la p ninsule cor enne, la fondation de la dynastie de \"Tankun\" et la culture de \"Ch njekyo\", la religion du Roi du ciel
12. La formation du temp rament religieux du peuple \"Paedal\" et le ph nom ne religieux en Cor e aujourd\'hui





trit par P re Pierre Byun Ki-Yung
traduit par Kim Myung Sook et P re Raymond Spies.




















1. Migration interminable de nombreux peuples


Nous savons tr s bien que les habitants actuels des Etats-Unis ne sont pas les autochtones, mais que la plupart d\'entre eux sont des Euro-p ens qui immigr rent il y a seulement quelques si cles. Leur langue, leur constitution physique, leurs coutumes et leurs religions en sont la preuve.

Non seulement les Etats-Unis mais aussi l\'Am rique latine hispanis e dans sa grande partie, la France fond e par les Francs et l\'Allemagne constitu e par les Germains nous font savoir que les peuples de la terre se d placent toujours pour diff rents raisons et diff rents motifs.

La migration des peuples est comparble celle des poissons ou des oiseaux qui vivent un endroit un moment donn , mais qui se d placent suivant les conditions favorables qu\'ils rencontrent. Nous comprenons, gr ce ce ph nom ne, que l\' tre vivant se d place si un changement se produit dans ses conditions d\'habitat.

Alors, examinons maintenant d\'o , quand et comment immigra le peuple cor en et quels furent le motif et le but de cette migration.



2. Les autochtones qui vivaient dans la p ninsule cor enne en Extr me-Orient


Dans le ciel, le soleil, la lune et les toiles continuaient leur rotation; sur terre les saisons se succ daient et un temps infini s\' coula avant que des voix humaines et des bruits de bataille ne retentissent un peu partout sur la plan te. Il y a d j plusieurs dizaines de milliers d\'ann es que vivaient sur la p ninsule cor enne des tres capables de fabriquer et de manier des haches et des couteaux en pierre. De nombreux vestiges de l\' ge pal olithique d couverts r cemment dans le pays, des vestiges d\'habitation de la m me p riode et des dolmens, dont l\'histoire remonte tr s loin, tayent bien la th se selon laquelle il y eut d j des traces d\' tres humains sur la p ninsule cor enne au moins trente mille ans avant J sus-Christ.

Un nombre non n gligeable d\'historiens consid rent ces primitifs comme les anc tres du peuple cor en. Mais une telle pens e serait reconsid rer si on examine bien le fait que les diff rentes races humaines d veloppent une nouvelle culture avec la migration qu\'elles font, la leur propre s\'enrichissant de nouveaux l ments de celle qu\'elles rencon-trent. Si on peut supposer et dire que cette race primitive de la p nin-sule subsiste encore d\'une certaine fa on, il est plus probable et logique de penser que les anc tres du peuple cor en sont une des peuplades qui v cut au Nord-Est du Pamir(1), dans la plus grande partie de la cha ne de montagnes appel e Ch n-San(2), et qui descendit dans la p ninsule cor enne au cours de plusieurs milliers d\'ann es.


3. L\'origine du peuple cor en


Quiconque examine la langue, la constitution physique, le v tement, la nourriture et les religions du peuple cor en est amen admettre qu\'il a la m me origine que les Mongols. En particulier, un nombre non n gligeable de mots du cor en moderne et de l\'ancien cor en ainsi que la constitution physique des Cor ens et celle des Mongols ne laissent pas de doutes concernant leur origine commune. Alors, quelle fut la direc-tion du d placement du peuple cor en? De la p ninsule cor enne vers le Pamir en traversant le continent jusqu\'a la Mongolie ou, au contraire, du Pamir vers l\'Est? De nombreux faits trouv s dans les deux cultures et dans les histoires culturelles des peuplades habitant sur le chemin du d placement du peuple cor en dans le continent asiatique, montrent incontestablement que ce peuple se d pla a partir du Pamir vers l\'Est jusqu\' la p ninsule cor enne.

A vrai dire, peu nombreux sont ceux qui nient le fait que le peuple cor en soit venu de Mongolie. Toutefois, sur le motif, l\' poque et le processus de cette migration, il peut y avoir des th ories et des poinions diff rentes selon les sp cialistes.


4. L\'explication d\'ordre conomique de la migration du peuple cor en est un argument insuffisant


Depuis plusieurs mill naires, les habitants de l\' ge pr historique se d plac rent en cherchant un milieu plus favorable la chasse, l\' -levage, l\'agriculture et au commerce. Ce fait est bien connu dans le monde des savants et on peut facilement l\'admettre. Cependant, dire que le peuple cor en, une des peuplades mongoles, se soit d plac de la cha ne de montagnes Ch n-San vers la p ninsule cor enne la recherche d\'un milieu plus favorable, c\'est- -dire, pour des causes conomiques, ne para t pas exact en raison des faits oppos s ind niables. Autrement dit, il y avait des endroits agr ables vivre entre la Mongolie et la p ninsule cor enne sans qu\'il eut t n cessaire de se rendre jusqu\' cette p ninsule d\'Extr me-Orient. Il y avait des lieux favorables la chasse et l\' levage sans devoir escalader les montagnes escarp es qui s\' talent sur des milliers de kilom tres. Des terres fertiles ne manquaient pas pour leur agriculture sans avoir besoin de traverser de longs et larges fleuves. De nombreux endroits vivables s\'offraient ce peuple et il n\'avait aucun besoin de faire ces guerres in vitables avec d\'autres peuplades habitant partout dans les vall es et les plaines d\'Asie.

Donc, il est vident que le motif, le but et la force motrice de cette migration effectu e d\'une fa on continue au cours d\'une longue p riode et jusqu\' une r gion si loign e, ne peuvent pas s\'expliquer uniquement par des motifs conomiques.

Bien entendu, pendant cette migration s\' talant sur cinq mille ans en partant du Nord-Ouest vers le Sud-Est de l\'immense continent asiatique et parcourant une route de vingt mille kilom tres, ce peuple pouvait bien, une certaine poque ou un certain endroit, avoir une raison conomique de se d placer vers une terre voisine. Mais pour arriver l\'extr mit de l\'Est en suivant la m me direction et en faisant un chemin si long durant de si nombreuses ann es, il y eut certainement d\'autres motifs et d\'autres buts que ceux d\'ordre conomique, et nous pouvons bien les voir dans les vestiges de migration et dans l\'histoire religieuse et culturelle de ce peuple.


5. L\'explication d\'ordre politique de la migration du peuple cor en est un argument irrationnel


La raison qui pousse un peuple se d placer peut tre conomique ou religieuse ou m me il peut effectuer ce d placement pour le plaisir de conqu rir. Dans tous les cas, la migration d\'un peuple est en soi, pourrait-on dire, un v nement politique. Nous voudrions signaler d\'a-vance que nous utilisons le mot \"politique\" au sens troit du terme, c\'est- -dire, au sens d\'une conqu te d e au d sir de gouverner.

La migration du peuple cor en se situerait, selon CHOI Nam-S n(3), environ huit mille ans avant J sus-Christ. Or, si ce peuple avait effectu la migration cause de l\'ambition de conqu rir et de dominer, comme Gengis Khan et Alexandre le Grand, des peuplades diverses diss -min es en Asie constituant des syst mes tribals, il aurait pu tre as-simil la Chine avant d\'arriver la p ninsule cor enne, en Extr me-Orient, cause des nombreuses peuplades conqu rir et gouverner qui ne cessaient d\'appara tre.
Par contre, m me s\'il se d pla ait pour viter des guerres ou pour chercher un refuge en tant que vaincu, cela pouvait bien se produire un moment donn ou dans une r gion quelconque. Mais, il est peu pro-bable qu\'il e t pu poursuivre ses conqu tes ou trouver des refuges en suivant la m me direction. c\'est- -dire, la direction de l\'Est jusqu\'en Extr me-Orient, tout en gardant et en d veloppant inlassablement la m me culture. Ce serait aussi difficile pour un ou deux poissons de traverser la mer ou pour une petite fourmi de traverser une plaine.

Si donc certains poissons du genre saumon traversent la mer mal-gr d\' normes dangers ou qu\'une petite fourmi traverse la plaine suivant l\'odeur de sa reine, c\'est qu\'ils sont encourag s le faire pour d\'autres motifs et buts que la nourriture ou un refuge. Ainsi, devrions-nous reconna tre qu\'il y avait un autre motif au del des raisons conomiques ou politiques dans la migration du peuple cor en.


6. Les hommes d\'il y a dix mille ans avaient, pour la plupart, le culte du soleil


Avant de parler plus en d tails de l\'histoire de la migration du peuple cor en, il est n cessaire de revoir succinctement la culture spi-rituelle des hommes d\'il y a dix mille ans et plus particuli rement leur religio, car il est difficile de comprendre la migration du peuple cor en sans l\'avoir tudi e pr alablement.

Le culte du soleil tait la religion la plus avanc e et la plus d velopp e pour la plupart des peuples de l\'antiquit qui vivaient sur la terre il y a dix mille ans environ, que ce soit en Asie, en Europe ou en Afrique. Selon les poques et les lieux, il y avait des tribus qui rendaient un culte un rocher immense ou un grand arbre pr s de leurs villages. M me des b tes f roces ou des innondations qui apparais-saient suivant les saisons devenaient l\'objet de leur culte. Toutefois on peut consid rer les tribus, qui adoraient le soleil en tant que Dieu, son fils, son visage, son oeil ou son messager, comme tant celles qui avaient la religion la plus avanc e.

Il y avait des raisons valables chez les anc tres d\'il y a dix mille ans de consid rer le soleil comme Dieu. Ce qui tait le plus grand, le plus redoutable et le plus minent pour eux n\' tait ni des tigres ni des l phants ni des arbres mais le ciel qui tait encore plus grand qu\'eux. Ce ciel leur apparaissait plus grand et plus haut que la terre ★sur laquelle ils marchaient et il tait, leurs yeux, l\' tre minemment plus grand que les montagnes, les fleuves et la mer.

Or, c\'est le soleil qui voyage tous les jours travers ce ciel grand et haut. Mais il n\'a ni pieds comme les tigres ou les tigres ou les chevaux, ni ailes comme les vautours, ni roues comme les chars et il n\'a ni pieds ni b ton de soutien comme les hottes cor ennes. Cependant il appara t tous les matins l\'Est en faisant jaillir la chaleur et en illuminant la terre, puis il traverse le milieu de ce ciel, grand et haut pour se cacher enfin au bout de son trajet l\'Ouest. Les anciens ne pouvaient consid rer la chaleur, la lumi re et le mouvement de ce soleil que comme la mani re d\' tre et le comportement de Dieu.

Surtout pour le anciens d\'il y a dix mille ans le ciel m\' tait pas ce m me ciel d\'aujourd\'hui que nous connaissons et qui n\'a pas de fin mais c\' tait plut t quelque chose comme une vo te dure et bleu.

Donc, le comportement du soleil qui perce tous les jours un tel ciel et passe au-dessus des t tes des hommes tait bien un myst re leurs yeux et ils arrivaient in vitablement l\'adorer en tant que Dieu.★


7. Les coutumes du culte du soleil


Ainsi donc les anciens devaient-ils saluer respectueusement tous les matins le soleil qui se levait l\'Est avec le geste de prosternation de la t te et du corps inclin s jusqu\' terre. Ce geste de prosternation impr gn du sentiment de la peur, du respect, de l\'admiration et du d -vouement, devait tre r p t plusieurs fois pendant la journ e. Et le soir, quand se couchait le soleil, tous devaient le saluer, la t te in-clin e profond ment vers l\'Ouest. Ils menaient ainsi tout au long de la journ e une vie spirituelle centr e sur le soleil; et leurs habitudes de mettre le portail l\'Est quand ils construisaient leurs maisons n\' -taient pas simplement pour mieux garder la chaleur pendant l\'hivers. De nos jours encore, une maison expos e au Sud et dont le portail donne sur l\'Est est, pour le peuple cor en, la postion id ale dans une cons-truction de maison, et ces habitudes proviennent ainsi d\'une tr s longue histoire. De plus, la porte de l\'Est S oul fut construite il y a seule-★ment un si cle de telle sorte qu\'elle s\'incline environ de cinq degr s vers l\'Est pour qu\'elle garde toujours une attitude de salut dans cette direction o se l ve Dieu, le soleil. La porte, tant construite en bois, on en r glait le degr d\'inclination pendant la saison des pluies ou pendant l\'hivers, au moyen de cordes grosses et longues, de plus d\'un kilom tre, attach es aux deux c t s de la porte. Cela montre bien que le peuple cor en gardait jusqu\' l\'aube de ce si cle les habitudes du culte du soleil et que l\'on en trouve des traces m me au niveau national. M me aujourd\'hut, la campagne, plus un village a une longue histoire, plus nous pouvons y trouver des arbres ou des fontaines repr sentant le soleil qui subsistent et qui servent de lieux o l\'on offre un sacri-fice chaque ann e et deviennent m me quelque fois l\'objet d\'un culte. Il n\'est pas impossible de trouver aujourd\'hui des lieux sur lesquels on offrait autrefois un sacrifice, mais qui sont devenus peu peu les objets m me du culte.

Si l\'on regarde les quatre points cardinaux partir du toit du monde, le Pamir, on peut voir les cha nes de montagnes couch es au loin: l\'Ouest l\'Oural, au Sud l\'Himalaya, au Nord Ch n-San et l\'Est le Gon-Ryung(4). Les peuplades qui vivaient a et l dans les nombreuses vall es de la cha ne du Ch n-San et de celle du Gon-Ryung avaient plus particuli rement une grande v n ration pour le soleil en le consid rant comme Dieu et en pensant qu\'elles taient li es lui. Ces peuplades se donn rent le nom de \"Paedal\", c\'est- -dire, les \"fils de la lumi re\".


8. Coutumes et histoire du peuple \"Paedal\", peuple aux habits blancs


Le peuple cor en qui se donna le nom de \"Paedal\" - ce qui veut dire les \"fils de la lumi re\" - v n rait tellement celle-ci qu\'il aimait porter toujours des habits blance. Surtout, l\'occasion d\'une visite un autre clan pour un mariage ou un troc, les Cor ens aimaient porter les habits blancs qui taient leur distinction propre. Ainsi, les autres peuplades appelaient ce peuple \"Paedal\" le peuple aux habits blancs. Aujourd\'hui encore le peuple cor en s\'appelle souvent lui-m me le peuple aux habits blancs, et la source de cette appellation remonte tr s loin. M me de nos jours, on voit souvent des vieux Cor ens en habit blanc et, en particulier, l\'occasion d\'un deuil national ou de celui de l\'un de leurs parents, les Cor ens s\'habillent en blanc. Ceci est en contraste avec les coutumes occidentales qui font porter les habits noirs en pareil-le circonstance. Dans la pens e occidentale, la mort d\'un homme l\'am ne dans le monde des t n bres, dans les lieux ombrag s et dans le monde sous-terrain. Or, selon la pens e cor enne, la mort conduit le mort dans le pays de la lumi re, dans le pays de Dieu, dans le pays du soleil, autrement dit, au ciel. Ainsi donc, lorsqu\'un anc tre mourrait, les Cor ens l\'enterraient sur une haute montagne puisqu\'ils consid raient les montagnes comme des chelles qui puissent relier la terre au ciel. De cette fa on, pensaient-ils, les mes de leurs anc tres morts monte-raient plus facilement au ciel, puis entreraient en rapport avec les dieux. C\'est pour cette raison qu\'ils portaient des habits blancs, sym-bole du peuple du royaume des cieux. Le peuple cor en appelait galement ses villages \"village de la lumi re\", \"village des astres\", \"village du feu\", \"village blanc\", \"village lumineux\", etc. Les noms des villes d\'aujourd\'hui comme \"S ng-Jon(星州)\", \"Kwang-Jon(光州), \"Yang-S ng(陽城)\", \"Y -Jon(驪州)\", \"Hwa-S ng(華城)\", etc, le prouvent et nous font entrevoir le c t de la vie de nos anc tres qui tait troitement li e la lumi re. Pr s de ces \"villages de la lumi re\" se trouvent en g n ral de hautes montagnes o l\'on offrait jadis des sacrifices. Et ces sacrifices n\' taient pas destin s aux montagnes m mes mais au ciel ou au soleil par l\'interm diaire de ces hautes montagnes. Les an-c tres du peuple cor en appelaient ces montagnes \"montagne blanche\", \"montagne lumineuse\", \"grande montagne\", etc, preuve les noms des mon-tagnes d\'aujourd\'hui comme \"Paekdousan(白頭山\", \"Taebaeksan(太白山\", \"Sobaeksan(小白山)\", etc.

Le peuple \"Paedal\", qui v n rait la lumi re et consid rait le soleil comme Dieu en lui t moignant tout son respect, d veloppait naturellement sa foi en Dieu, le soleil. Et les anc tres du peuple \"Paedal\" croyaient qu\'ils trouveraient le \"Pays de la lumi re\" en allant vers l\'Est, o le soleil se l ve. Car le soleil au visage tout rouge se dressait puis-samment tous les matins l\'Est et il venait vers eux en clairant le monde entier. Ils croyaient galement que leurs anc tres morts vivaient dans ce \"Pays de la lumi re\" et qu\'ils avaient la mission d\'y arriver un jour de leur vivant. Ainsi commen a la migration du peuple \"Paedal\" partir de la cha ne du Ch n-Sans en Mongolie vers l\'Est et il mit quatre ou cinq mille ans environ pour arriver jusqu\' la p ninsule cor enne en Extr me-Orient.


9. Le peuple \"Paedal\" se d pla a vers l\'Est la recherche du \"Pays de la lumi re\"


Le peuple \"Paedal\" qui se d pla a vers l\'Est, durant plus de quatre mille ans, dut franchir de grandes cha nes de montagnes et de grands fleuves qui les entravaient a et l sur le continent d\'Asie. C\'est en guerroyant aussi d\'une fa on interminable avec les innombrables tribus diss min es en Asie qu\'ils durent avancer vers l\'Est. Sans doute ils mirent plusieurs si cles pour franchir une grande cha ne de montagnes et plusieurs g n rations furent n cessaires pour traverser un seul grand fleuve, d\'autant plus qu\'il leur fallait passer au travers de tribus puissantes. Il reste que cette marche vers l\'Est tait le voeux et la mission transmis de g n ration en g n ration durant des si cles.

Compar e l\'Exode du peuple juif de l\'Egypte la terre promise, qui n cessita quarante ans avec un chemin relativement facile travers le d sert, la migration du peuple \"Paedal\" fut une entreprise beaucoup plus difficile avec son chemin incomparablement plus long et p rilleux.

Durant ce long trajet, le peuple \"Paedal\" d veloppait une culture en assimilant les civilisations qu\'il rencontrait sur le chemin de sa migration. Et il assumait galement le r le de transmetteur de civi-lisation dans les r gions o il passait. Au cours de cette p riode de migration, sa langue et ses coutumes subirent une transformation. N an-moins, on peut trouver encore certaines traces de cette poque dans les racines des mots, dans l\'agencement des mots et dans la prononciation du cor en moderne, tout comme on trouve la m me ressemblance physique des Cor ens d\'aujourd\'hui avec les Mongols. Dans cette migration d\'un peuple, on ne peut penser que tous aient migr : certaines familles ne particip rent pas la migration et rest rent au pays natal pour le gar-der, ou m me pour d\'autres raisons. On peut constater ce m me ph nom ne dans l\' migration des Europ ens pour l\'Am rique du Nord. Seulement, l\'Exode du peuple juif montre un exemple diff rent et constitue une ma-ti re de r f rence int ressante.


10. L\'Exode du peuple juif constitue une mati re de r f rence int res-sante


En retra ant l\'histoire de la migration du peuple \"Paedal\", il nous para t n cessaire de revoir le d but de l\'Exode du peuple juif partir de l\'Egypte vers la terre promise. R fl chissons surtout sur le c t humain et social de cet Exode laissant part le c t miraculeux et sur-naturel qui nous parle de l\'aide de Dieu tout puissant.

Le peuple juif entreprit enfin l\'Exode au bout de quatre cent ann es d\'esclavage en Egypte pour retrouver l\'ancienne terre de ses anc tres, et cela gr ce la conscience et la force d\' tre le peuple lu r uni autour de Mo se. La pr paration de l\'Exode et l\'encouragement transmis au nom de Jehova de bouche bouch aux juifs diss min s en terre t-rang re peuvent, m me de nos jours, provoquer l\' tonnement, montrant bien leur force unifi e redoutable, leur projet minutienx et leur puis-sance d\'organisation.

Pour se pr parer l\'Exode, ils devaient manger suffisamment de viande d\'agneau et de pain sans levain, mais ceci avec des l gumes amers afin d\' viter des troubles digestifs. Quant la viande d\'agneau, la coutume fut prise de tuer des agneaux m les d\'un an pour viter de tuer des brebis qui puissent avoir des petits. Car une brebis tu e avec ses petits dans son ventre pouvait tre g nant et tre aussi un mauvais pr -sage pour leur long voyage. Et pour les familles peu nombreuses, il tait conseill de s\'unir pour tuer un agneau. Tous ces faits-l montrent combien ils furent minutienx dans leur projet. En particulier, il est extr mement difficile de partir en m me temps avec tout le peuple, en fixant une date. Cependant, partir progressivement ne pouvait tre non plus une affaire ais e avec le syst me tribal de cette poque et sans doute la solution pr c dente fut-elle la meilleure. Et la m thode du d part simultan fut tellement minutieuse que m me les juifs qui ne furent pas enthousiastes pour le projet ne purent pas d sob ir.

Alors, quel fut ce projet? Chaque famille juive dut tuer un agneau pour le manger et enduire le portail avec son sang. Ainsi l\'ange de Jehova put reconna tre et passer sans faire de mal aux maisons des juifs lorsqu\'il tua les premiers-n s de toutes les familles egyptiennes.

Ici, nous pouvons supposer que l\'ange de Jehova qui alla tuer dans chaque famille egyptienne son a n n\'est autre que l\'arm e sp ciale en-tra n e par Mo se lui-m me et qui tait sous son ordre avec le nom d\'Ange de Johova. Les raisons de cette supposition sont de deux ordres: pre-mi rement, il pouvait y avoir de bons Egyptiens, et, m me si le peuple entier tait mauvais, Dieu ne pouvait pas tre si cruel; deuxi mement, il ne pouvait pas tre n cessaire pour Dieu, s\'il est vraiment Dieu. d\'avoir les portails enduits de sang afin de reconna tre les familles juives. Cela montre plut t le c t purement humain.

Sans doute, les soldants de l\'arm e sp ciale qui fut sous les ordres du chef que fut Mo se avec le nom d\'Ange de Jehova endurent-ils de sang avec leurs couteaux ou avec d\'autres moyens les portails des maisons des Egytiens chez qui ils tu rent les premiers-n s, ceci afin d\'emp cher leurs coll gues d\'entrer dans les m mes maisons. Autrement dit, le groupe d\'assassins de Mo se dut se partager les quartiers qui pouvaient tre les plus g nants pour leur Exode et commencer la tuerie tous la fois. Il dut ordonner pr alablement aux familles juives d\'enduire de sang d\'a-gneau leurs portails puisque les maisons qui n\'eurent pas les portails enduits de sang pouvaient tre dangereuses que de soit une maison juive ou egyptienne. La m thode d\'unification du peuple juif tait, pourrait-on dire, cruelle et redoutable. Car, en an antissant la force g nante pour l\'Exode au moyen de tuerie collective, l\'arm e de Mo se mit les juifs dans la situation imp rative o ils n\'eurent pas d\'autres choix que de partir, et cela m me pour les juifs r tissants partir, et qui eurent diff rentes raisons de rester en Egypte apr s un long s jour de quatre cents ans. Il tait vident, pour ces juifs r tissants partir, qu\'ils seraient tu s de toute fa on par les Egyptiens en furie, m me s\'ils ne partaient pas. Ils risquaient m me d\' tre tu s par leur propre peuple s\'ils n\'accomplissaient pas la consigne qui les obligeaient partir apr s avoir tu et mang un agneau.

Ce sont ces juifs partis contre coeur et mis devant le fait ac-compli qui constitu rent la force hostile Mo se tout au long des qua-rante ann es au d sert et elle devint particuli rement brutale quand les juifs furent arriv s au Sina

De m me pour la travers e de la mer rouge, avant de croire la s paration des eaux par Dieu lui-m me, il ne faut pas exclure la possi-bilit naturelle d\'un passage gu . Par exemple, dans l\' le de Chindo en Cor e, la mer devient terre s che trois ou quatre fois dans l\'ann e et l\' le est r unie au continent pendant une journ e, puis la mer revient et s pare de nouveau l\' le du continent. En r f rence avec ce ph nom ne, lors de l\'Exode, il est peu probable que Mo se et ses collaborateurs n\'aient pas pr vu leur fuite et ne se soient pas renseign s pour la tra-vers e de la mer rouge. Si non, ils auraient t rejoints rapidement par les arm es du Pharaon et massacr s impitoyablement. Mo se tait probablement au courant des ph nom nes naturels permettant son peuple de passer la mer rouge gu . Nous pouvons donc penser qu\'il y eut ce moment-l un ph nom ne comme il y en a chaque ann e l\' le de Chindo. Mais la r flexion que nous venons de faire sur l\'Exode du peuple juif n\'est pas une opinion que nous voulons soutenir, mais plut t une sup-position sur les possibilit s naturelles et r elles. Tout au moins, ce n\'est pas Dieu qui fit tout pour l\'Exode du peuple juif, mais il y eut sans conteste un excellent commandement de la classe dirigeante et l\'union du peuple entier.

Seulement, le peuple se d pla a travers le d sert durant quarante ans, et tout le monde l\'admet comme un fait vident. Or, la migration ★du peuple \"Paedal\" s\'effectua non pas pendant quarante ans, mais pendant plus de quatre mille ans; de plus, son trajet son fut de traverser non pas le d sert entre l\'Egypte et Isra l, mais le continent asiatique avec des cha nes de montagnes dangereuses et des fleuves tumultueux en affron-tant continuellement de nombreuses peuplades rencontr es en chemin. L\'Exode du peuple juif et la migration du peuple \"Paedal\" ont, l\'un et l\'autre, un sens profond sur le plan de la dur e, sur le plan de la lon-gueur du trajet et sur le plan du processus.




11. L tablissement du peuple \"Paedal\" sur la p ninsule cor enne, la fondation de la dynastie de \"Tankun\" et la culture de \"Ch njekyo\". la religion du Roi du ciel


Une partie du peuple \"Paedal\" se mit entrer dans la p ninsule cor enne il y a environ quatre ou cinq mille ans. Avec le caract re fougueux d\'un peuple nomade, ils prirent rapidement, non sans heurt cepen-dant, la supr matie sur les autochtones gr ce la diff rence des forces qui les favorisa. Ceci est comparable au fait que les Europ ens domi-n rent les autochtones de l\'Am rique du Nord, occup rent le pays et r ali-s rent la culture am ricaine d\'aujourd\'hui.

A l poque, la culture d\'une tribu se d veloppait partir de l\' tab-lissement d\'un syst me politique bas sur la religion primitive. La religion du peuple \"Paedal\" tait le \"Ch njekyo\", qui est le service du Roi du ciel, \"Ch nje\". Elle enseignait les cinq grands chemins: le ciel, le Roi du ciel, le royaume du ciel, toutes les cr atures de l\'uni-vers et la v rit du ciel.

Comme c r monie, il y avait un rassemblement de toutes les tribus du pays au mois d\'octobre de chaque ann e, ceci pour offrir un sacrifice et pour s\'amuser en chantant et dansant au son des tambours et des fl tes. Cette c r monie religieuse annuelle s\'appelait \"majibuk\" dans Buyo(5), \"haneulchum\" dans Yemaek(6), \"sulmasiki\" dans Chinhan(7) et Byunhan(8); et en particulier, dans Mahan(9), on construisait des temples appel s \"sudu\" pour la c l bration. On installait une grande perche devant les \"sudu\" et on y accrochait des cloches et des tambours. On lisait gale-ment chaque ann e dans le village, par tirage au sort, un pr tre qui offrait un sacrifice, et on l\'appelait \"Ch nkun\", homme du ciel.

Ce qu\'il y a de particulier dans la religion du peuple \"Paedal\" est le fait que ce peuple adorait non seulement Dieu, mais aussi res-pectait profond ment ses anc tres qui servaient Dieu. Il avait la coutume de choisir deux cents lettr s les plus vertueux pour qu\'ils ch rissent la m moire des anc tres et t moignent leurs respects Dieu, ceci en mettant sur l\'autel, dans un vase rempli de sciure de bois de senteur, trois tablettes portant le nom de Han-In, fondateur de la nation, c\'est- -dire divin P re, une autre avec le nom de Han-Eung, c\'est- -dire divin Ma tre, enfin la troisi me avec le nom de Han-K m, c\'est- -dire divin Roi. En particulier, vers le 22 me si cle avant J sus-Christ(B.C. 2240), s\' tablit l\' chelon national la c r monie religieuse unifiant religion et politique; ce fut l\' poque du second \"Tankun\", le roi \"Buru\". C\' -tait la religion du peuple qui reliait Dieu, ses anc tres, le peuple lui-m me et ses descendants. Donc, en octobre de chaque ann e, beaucoup de gens du pays se rassemblaient pour offrir un sacrifice au ciel et chantaient le chant \"Hoaga\". Le but principal de ce rassemblement tait de remercier Dieu et les anc tres. La participation ce rassemblement s\'appelait \"Chamj ngu \" et voici le contenu du chant \"Hoaga\":


Hoa, hoa, faveur divine de Dieu, Cr ateur de nos anc tres et des dieux
Que nous soyons \"cent fois cent et m me mille fois mille\", chacun de
nous, peuple de la nation Paedal, ne devra pas l\'oublier
Hoa, hoa, le bon coeur est comme l\'arc, avec sa fl che qui d truit le
coeur mauvais
Nous tous, peuple de la nation Paedal, que nous soyons \"cent fois cent
et m me mille fois mille\", nous sommes la corde de ce grand arc
Tous nos coeurs bons et r unis en un deviennent la fl che qui part tout
droit
Hoa, hoa, nous tous, peuple de la nation Paedal, que nous soyons \"cent
fois cent et m me mille fois mille\", nous sommes comme un grand
arc
Nous d truirons les m chants en les transper ant
Nos coeurs bons seront comme l\'eau bouillante et les mauvaises intentions
des m chants fondront comme neige
Hoa, hoa, nous tous, peuple de la nation Paedal, que nous soyons \"cent
fois cent et m me mille fois mille\", nous sommes comme un grand
arc
R sistant et solide, uni comme un seul homme, tout notre peuple de la
nation Paedal recevra les faveurs de la gloire pour \"cent fois cent
ans et m me pour mille fois mille ans\"
Hoa, hoa, Dieu, Cr ateur de nos anc tres et des dieux
Hoa, hoa, Dieu, Cr ateur de nos anc tres et des dieux



Dans la tradition de Buyo, il y avait une c r monie religieuse, entre autres, o tout le peuple entrait dans le temple appel \"sudu\", en commen ant par les plus g s, et faisait deux grandes prostrations devant les tablettes de bois portant les noms de Han-In, de Han-Eung et de Han-K m, ceci pour renouveler les serments, sorte de principes de la vie quotidienne. Voici les serments qui sont au nombre de neuf:



1. Je me d tourne de ceux qui n\'honorent pas leurs parents.
2. J\'abandonne ceux qui n\'ont pas d\'amiti .
3. J\' vite ceux qui ne font pas confiance.
4. Je laisse ceux qui ne sont pas patriotes.
5. Je d teste les insolents et les orgueilleux.
6. Je pratique la vertu.
7. J\' vite les maladresses et les erreurs.
8. Je pr vois d\'avance les calamit s pour les viter.
9. J\'observe les us et coutumes.


Dans les c r monies religieuses du peuple \"Paedal\", il y avait cinq pr ceptes que voici:


1. Je sers le roi avec fid lit .
2. J\'honore mes parents.
3. Je cultive la confiance entre amis.
4. Je ne recule pas dans la bataille.
5. Je respecte la vie.



C\' tait les cinq grands commandements. Plus particuli rement, pour l\'offrande du mois d\'octobre, le peuple entier, pour se purifier, obser-vait les huit interdictions qu\'on appelait \"Palkwanhwe\" dont voici la liste:



1. Tu ne tueras pas.
2. Tu ne voleras pas.
3. Tu ne forniqueras pas.
4. Tu ne mentiras pas.
5. Tu ne te so leras pas.
6. Tu ne d sireras pas les hautes places.
7. Tu viteras le luxe.
8. Tu garderas du mal ta langue, tes yeux et tes oreilles.



C\'est en se fixant dans la p ninsule cor enne, qui tait pour eux le pays de la lumi re, que ce peuple, plein de force spirituelle, d -veloppa sa culture religieuse. Cette culture religieuse commen a clore vers l\'an 2500 avant J sus-Christ et continua jusqu\'au quatri me et cin-qui me si cle apr s J sus-Christ. M me de nos jours, la campagne ou sur les les, dans des villages tr s recul s, on fait encore souvent des offrandes au mois d\'octobre. Et cette pens e religieuse provient du culte d\'adoration d\'un Dieu unique.


12. La formation du temp rament religieux du peuple \"Paedal\" et le ph nom ne religieux en Cor e aujourd\'hui


Comme on a vu rapidement, le peuple cor en gardait et d veloppait depuis dix mille ans environ jusqu\' nos jours la culture populaire bas e sur la religion du Dieu unique. C\'est pour cette raison que l\'on trouve ais ment le caract re religieux chez les Cor ens, plus particuli rement, le respect profond pour le Dieu unique et ils sont continuellement anim s par le d sir ardent de s\'orienter vers Dieu et de chercher la v rit . Ce caract re religieux se constate dans les derniers deux mille ans d\'his-toire de la Cor e.

Toutes les religions de Cor e, que ce soit le confucianisme ou le bouddhisme, le tao sme ou le christianisme, montrent un fait historique commun: c\' taient les Cor ens qui sortirent de leur pays pour aller les apprendre et ensuite les propager chez eux. Ce d sir ardent, chez les Cor ens, pour chercher la v rit est frappant dans les exemples suivants. Vers le septi me si cle, le jeune Hecho(10) de Silla(11), g de dix-neuf ans, partit pieds nus pour aller chercher la v rit dans la religion bouddhique travers la Chine jusqu\'en Inde et sa recherche dura une dizaine d\'ann es. Non seulement Hecho mais aussi Wonhyo(12), Choi Chi-Won(13), Euisang(14), Lee Sung-Hun(15), Kim Tae-K n(16), etc, tous mont-r rent spontan ment l\'exemple de la recherche de la v rit . Parmis tous, la vie et l\'oeuvre de Yi Byok(1754-1785), fondateur de l\' glise catholique en Cor e, surpassent les autres exemples et montrent le c t extraordi-naire et unique dans l\'histoire religieuse du monde. Son effort pour discerner la vraie religion apr s avoir tudi toutes les religions du monde, chose plus difficile que de cr er une nouvelle religion, sa volont de la partiquer et son d sir ardent pour la t moigner au prix de sa vie resteront comme l\'exemple inoubliable pour la post rit .

Aujourd\'hui la Cor e est un pays o se d veloppent toutes les reli-gions, tel point que l\'on peut l\'appeler le \"paradis des religions\". Surtout, il est difficile d\'expliquer, sans se r f rer l\'histoire spiri-tuelle du peuple cor en, pourquoi il y a tant d\'afflut de cat chum nes et une augmentation continuelle des vocations sacerdotales et religieuses dans l\' glise catholique en Cor e.

Certaines personnes veulent expliquer le d veloppement des religions en Cor e en donnant des raisons conomiques ou politiques. D\'abord, quelques missionnaires pensaient que l\'augmentation de cat chum nes et la progression des vocations religieuses et sacerdotales pendant la guerre de Cor e, taient d es aux souffrances du peuple cor en durant la guerre. Ensuite, d\'autres ont consid r l\'augmentation des croyants sous le r gime de Park(1961-1979), comme le r sultat de l\'insatisfaction politique du peuple.

Cependant, les raisons conomiques ou politiques sont insuffisantes pour expliquer cette tendance du d veloppement des religions en Cor e. Par exemple, comment expliquer le fait qu\'il y a, m me aujourd\'hui, envi-ron deux mille cat chum nes la cath drale de Myung-dong, alors que l\'on ne vit ni une poque o on a faim comme apr s la guerre de Cor e, ni une poque o l\'on est sous l\'oppression politique comme pendant l\'occupation japonaise?

Donc, pourrait-on dire qu\'il n\'est pas raisonnable de vouloir expli-quer le ph nom ne religieux chez les chez les Cor ens par les raisons conomiques ou politiques.

Plus une fleur est belle, plus il faut se garder de sous-estimer le r le de sa tige et de ses racines. Les Cor ens ont le caract re reli-gieux comme inn et l\'histoire cor enne des religions montrent bien que les forces politiques ou conomique ne sont venues venues bout de ce carac-t re. En somme, on doit chercher l\'explication du ph nom ne religieux en Cor e, non pas dans des probl mes actuels de sa soci t , mais dans sa longue histoire culturelle et dans le temp rament de son peuple. Pour qu\'une fleur soit belle, l\'engrais et l\'humidit y jouent un r le important; mais ce qui est encore plus important, c\'est la condition pr alable de l\'existence de la fleur, savoir son esp ce, sa tige, ses racines et le sol o elle pousse. M me si on donne beaucoup d\'eau et d\'engrais des violettes, elles ne donneront pas des fleurs de tournesol ou de lys.

Notes

(1) Pamir : Plateau qui se trouve au Nord-Ouest de la Mongolie.
(2) Ch n-San : Cha ne de montagnes qui se trouve au Nord-Est du Pamir.
(3) Choi Nam-S n : Historien et homme de lettres(1890-1957) de Cor e.
(4) Gon-Ryung : Cha ne de montagnes qui se trouve au Sud-Est du Pamir.
(5) Buyo : Nom de la Cor e dans l\'antiquit (B.C.100-A.D.200)
(6) Yemaek : Nom de la Cor e dans l\'antiquit (B.C.300-?)
(7) Chinhan : Nom de la Cor e dans l\'antiquit .
(8) Byunhan : Nom de la Cor e dans l\'antiquit .
(9) Mahan : Nom de la Cor e dnas l\'antiquit
(10) Hecho : Moine bouddhique(704-?) de Silla.
(11) Silla : Nom de la Cor e dans l\'antiquit (B.C.57-935)
(12) Wonhyo : Moine bouddhique(617-686) de Silla.
(13) Choi Chi-Won : Savant tr s connu(857-?) de Silla.
(14) Euisang : Moine bouddhique(625-702) de Silla.
(15) Lee Sung-Hun : Premier Cor en(1756-1801) qui re ut le bapt me.
(16) Kim Tae-K n : Premier pr tre cor en(1821-1846).

Bibliographie

1. Sam-S ng-Ki I (La chronologie des trois dynasties sacr es, Han-In, Han-Eung, Han-K m) crit par An Ham-No(?-640), moine bouddhique envoy en Chine pour tudier, par le roi Chin-Pyung(579-632) de Silla(B.C.57-935) la 22 me ann e de son r gne(600). Il tait descendant d\'un haut fonctionnaire. On lui attribut des miracles comme marcher sur l\'eau et la l vitation: il semble qu\'il ait re u l\'influence du \"Ch njekyo\", la religion du Roi du ciel. Il mourut 62 ans la neuvi me ann e du r gne de la reine S n-D k(632-647).

2. Sam-S ng-Ki II (La chronologie des trois dynasties sacr es, Han-In, Han-Eung, Han-K m) crit par Won Dong-Jung. Il en existe deux ver-sions: l\'une crite par An Ham-No, l\'autre par Won Dong-Jung. Ils sont dans la liste de la collection du roi Se-Jo(1455-1468) de la dynastie des Yi(1392-1910).

3. Tan-Kun-Se-Ki (La chronologie des rois \"Tankun\") crit par Yi Am(1297-1364). Il a pass les examens de fonctionnaires l\' ge de dix-sept ans. Reconnaissant sa belle intelligence, le roi lui donna de grandes responsabilit s. Sous le roi Kong-Min(1351-1374), la huiti me ann e de son r gne, il devint ministre. Dans les montagnes de \"Ch n-Bo\", il trouva des mat riaux historiques rares. Laissant sa fonction, il se retira dans l\' le \"Kang-Hwa\". Il mourut 68 ans la 13 me ann e du r gne du roi Kong-Min(1351-1374).

4. Buk-Bu-Y -Ki (La chronologie du pays \"Bukbuy \") crit par B m-Jang. Son nom de lettres est Bok-Ae et son nom est Y Myung-Bo. Il s\'ap-pelait aussi B m-Se-Dong. Il fut originaire de Keum-S ng et fut minis-tre du roi Kong-Min(1351-1374). Apr s la chute du pays \"Kory \"(918-1392), il se retira dans les montagnes \"Man-Su\".

5. Tae-Baek-Il-Sa (L\'histoire de la spiritualit du peuple \"Paedal\") crit par Yi Baek; son nom de lettres est Sip-Il-Dang. D\'apr s Hwan-Tan-Hwi-Ki (la chronologie des rois Han-In et des rois Tan-Kun), il fut arri re-arri re petit fils de Yi Am(1297-1364). Il a pass les examens de fonctionnaires du temps du roi Y n-San-Kun(1494-1506) de la dynastie des Yi. Comme il disait trop la v rit , il fut exil \"Kwe-San\" la dixi me ann e du r gne du roi Y n-San-Kun. Il devint ministre du roi Chung-Jong(1506-1544) la 15 me ann e de son r gne et ce fut 16 ans apr s de son exile. Pendant son exile, il collec- tionna de la bouche des anciens des v nements inconnus de l\'histoire et cela lui servit pour crire son Tae-Baek-Il-Sa.

6. Tan-Ki-Ko-Sa (L\'histoire antique des rois Tan-Kun) crit en 731 par Tae-Ya-Bal. Il tait le fr re du roi Tae-Jo-Young(699-719) qui a fond le pays \"Balhae\"(699-926). Il voyagea m me jusqu\'en Turquie, par ordre du roi Tae-Jo-Young, pour recueillir des documents en but d\' crire Tan-Ki-Ko-Sa.

7. Kyu-Won-Sa-Hwa (L\'histoire des origines de l\'humanit ) crit en 1676 par Buk-Ae. Il crivit ce livre en se r f rant Chin-Y k-Yu-Ki(l\'his-toire du peuple du pays des hibiscus) crit par Ch ng-Pyung, savant du temps du roi Kong-Min(1351-1374).

8. Sin-Dan-Min-Sa (L\'histoire du peuple divin Tan-Kun) crit en 1923 par Kim Kyo-H n(1868-1923), historien cor en.

9. Tan-Jae-J n-Jip (Les oeuvres compl tes de Tan-Jae) crit par Tan-Jae, Shin Chae-Ho(1880-1936), historien cor en.

10. Choi-Nam-Son-J n-Jip (Les oeuvres compl tes de Choi Nam-Son) crit par Choi Nam-Son(1890-1957), historien et homme de lettres de Cor e.


























trit par P re Pierre Byun Ki-Yung
traduit par Kim Myung Sook et P re Raymond Spies.






Br ve histoire de l\'Eglise Cqtholique en Cor e.


Terre aux beaux levers du soleil et pays des matins calmes, la Cor e s\' tait veill e bien longtemps avant de voir germer sur son sol, il y a deux cents ans, la semence de la Sainte Eglise du Salut. Pendant cinq mille ans, nos anc tres avaient lev les yeux vers le ciel; et nous avons ador le Tr s-Haut; nous avons cru qu\'il r side dans les cieux. Nous avons fid lement suivi les traces de nos p res. Nous nous rev tions de v tements blancs, nous donnant nous-m mes le nom de Baedal Ghyerye , qui signifie fils de lumil re . Amis de paix, nous avons construit de petits villages aux bords de clairs ruisseaux entour s de montagnes verdoyantes o nos anc tres invoquaient le Tr s-Haut (300 ans avant J-C.).

Avant m me que les pas des missionnaires qui nous apport rent les gr ces des Sacrements du Salut aient foul nos sentiers, nos anc tres, au c ur de cette petite p ninsule extr me-oriental , s\' taient d j par eux-m mes mis la recherche de l\' ternelle v rit . Ils s\' taient efforc s d\'adorer de leur mieux le Dieu tr s Saint, en suivant tout sp cialement les directives de notre pr curseur Yi Byok, ce grand ma tre qui nous fut donn par Dieu. Yi Byok fit voluer le Kang-Hak-Hwe c\'est- -dire une r union, un cercle de recherches, d\' tudes sur diff rentes questions acad miques au Temple de Chon Jin Am, le lieu de naissance du Catholicisme en Cor e qui avait t un lieu de recherche et d\' tude pour lettr s, en une institution de formation pour la foi religieuse. Il fit un r sum de l\'Ancien et du Nouveau Testament et il les traduisit sous la forme d\'un po me lyrique il donna le titre de Sommaire de l\'enseignement de la Sainte Eglise . Il composa galement un Hymne qu\'il intitula Cantique louange de Dieu . Jeung Yak-Jong, l\'un des membres du Kang-Hak-Hwe , composa et chanta l\' hymne des Dix commandements . Bien qu\'ils aient ignor le sust me du calendrier solaire, ils surent qu\'ils devaient fixer le Jour du Seigneur et c\'est ainsi qu\'ils c cid rent de d signer le septi me, le quatorzi me, le vingt-et-uni me et le vingt-huiti me jour de chaque mois selon nle calendrier lunaire, comme Jour Sanit ou Four du Seigneur. c\'est- -dire, comme Dimanche. Et ils passaient ces jours saints dans la pri re, la contemplation et le je ne. Ils gradaient de leur mieux les commandements de Dieu et la discipline de l\'Eglise(1779).

Afin de recevoir de l\'Eglise Catholique Romaine la gr ce sacramentelle du salut, les pr curseurs de l\'Eglise cor enne envoy rent de leur propre initiative l\'Eglise Catholique de p kin l\'un des membres du Kang-Hak-Hwe , Yi Seung-Hoon. Malgr des retards et des checs r p t s, ils purent enfin recevoir la gr ce sacramentelle du Bapt me. C\'est unique-ment en lui tant fid les, sans personne pour leur donner conseils ou directives, que nos-anc tres regard rent le sacrement du salut et la v rit de l\'Evangile comme les Biens plus importants que leurs propres vies. Suivant les exemples des Ap tres, ils furent pouss s par l\'Esprit Saning diviser leur pays en districts et ils prorent la responsabilit de propager la v rit de l\'Evangile et la gr ce du Salut leur peuple travers tout le territoire. Ils travaill rent jour et nuit, surmontant des obstacles incroyables et des difficult s de toutes sortes (1784).

Si nous regardons cela du point de vue de la pastorale de ce pays, nous voyons que l\'Eglise Catholique de Cor e, n e spontan ment sans pr tres ni religieux, ressemblait un orphelin loign du pasteur, de son regard et de son contact, ou encore une brebis gar e au milieu des pones, mis part toutefois le fait que ses fondateurs avaient t guid s pas la gr ce sacramentelle et par la motion de l\'Esprit Saint. Cependant, le glaive de la pers cution s\'abattit tout coup sur l\'Eglise comme la gel e sur une jeune pousse. En depit de cette terrible premi re pers cution, tous les fondateurs de l\'Eglise Catholique en cor e s\'avanc -rent courageusement sur le chemin d\' pines, prenant sur leurs paules la croix de Notre Seigneur. Ils rendirent t moignage la v rit de l\'Evangile en faisant volontairement le sacrifice de leurs vies. Ils taient pr ts verser jusqu\' la derni re goutte de leur sang pour le Seigneur et pour l\'Eglise, mettant uniquement en Dieu leur confiance, sans personne pour les encourager ou les aider.
Notre pr curseur, Jean-Baptiste Yi Byok, qui tait le chef de la fondation de l\'Eglise en Cor e, fut emprisonn chez lui par sa propre famille. Cette pers cution domestique devint plus pesante en raison d\'une forte pression qui vint de deux c t s: la puissance du gouvernement et les coutumes de la soci t en ce temps-l . Son p re en vint m me le menacer de se pendre lui-m me si son fils n\'abandonnait pas ses activit s au sein de l\'Eglise. Au milieu m me de cette terrible et douloureuse pers cution, Jean-Baptiste Yi Byok t moigna fermement de sa foi par le je ne, la m ditation continuelle de jour et de nuit, sans jamais changer de v tements, assis m me le plancher, les jambes crois es sans bouger. Apr s quinze jours de je ne, ilmourut saintement et courageusement l\' ge trente-et-un ans. Cet h ro que et saint martyr fut la premi re offrande faite Notre Seigneur par l\'Eglise de Cor e, depuis qu\'il l\'avait fond d en un pays totalement non-chr tien(1785).

A la suite de notre Pr curseur, Jean-Baptiste Yi Byok, d\'autres disciples se comport rent comme de vrais piliers de la fondation de l\'Eglise et rendirent t moignage la v rit de Dieu par leur propre mort. Par exemple, Thomas Kim Beom-woo, propri taire d\'un terrain, appel le Myong Rye Bang (qui est le site actuel de la Cath drale Myong Dong du dioc se de S oul) fut arr t par la police du gouvernenment pendant la premi re pers cution. Bien qu\'il ait t s v rement frapp de coups et finalement condamn l\'exil, il n\'encontinua pas moins de prier voix haute en prison et au lieu de son exil, rendant ainsi courageusement t moignege la v rit du Salut. C\'est en invoquant Dieu qu\'il mourut en exil d\'une infection r sultant des coups subis pr c damment. Ce fut second sacrifice offert au seigneur par l\'Eglise de Cor e(1787).

Bien qu\'ils fussent priv s de l\'assistance des pr tres, qu\'ils aient perdu leur fondateur et leur glise provisoire au cours de la premi re pers cution, malgr les effroyables s vices qu\'ils devaient subir de la part de leur famille, de leurs voisins et des villageois, poursuivis par la haine du gouvernement et de la soci t , les saints fondateurs de notre Eglise de Cor e ne furent jamais d courag s ni d us. Bien au contraire, c\'est avec enthousiasme qu\'ils propag rent la v rit m, constituant une sorte de cl ricature ad experimentum en vue de la transmission de la gr ce sacramentelle, Afin de rassembler le troupeau dispers , de faire de nouveaux convertis, de construire et de d velopper l\'Eglise de Dieu, ils tablirent leur propre syst me hi rarchique provisoire. Cependant, comme ils devinaient vaguement l\'existence d\'une hierarchie officielle presbyt tale et du sacrement de l\'Ordre, ils consult -rent l\' v que de P kin. Une fois inform s de l\'organisation authentique, ils cess rent imm diatement leurs activit s de type presbyt ral, obeissant humblement l\' v que, sans susciter de probl mes (1789).

En ce temps-l aussi bien que de nos jours, le respect des parents et des anc tres tait l\'un des principaux l ments thiques de la soci t cor enne. Quand l\' v que de P kin interdit le culte des anc tres, il demanda un sacrifice r ellement difficile aux Catholiques cor ens r cemment convertis. Les Occidentaux n\'ont jamais pu comprendre parfaitement ce que cela signifiait. Cependant, d s que les Catholiques cor ens connurent cette interdiction, ils la mirent ex cution sans h siter. sp cialement les chefs de la fondation de l\'Eglise. Ils ont vers leur sang pour ob ir l\'enseignement pastoral de l\'Ev que de P kin. Ce fut le cas, par exemple, de Paul Yoon Ji-Choog et de Jacques Kwon Sang-Yen qui furent tu s par l\' p e et du grand lettr Fran oix-Xavier Kwon Il-Shin, qui joua un grand r le dans la propagation de la foi par l\'envoien mission de ses disciples dans chacune des provinces du pays et qui mourut la suite des coups tr s cruels re us en prison la premi re nuit de son d part en exil, Ce fut le troisi me sacrifice offert Dieu par l\'Eglise cor enne (1791).

Les dirigeants la cs de l\'Eglise cor enne d siraient avoir des pr tres et suppli rent fr quemment l\'Eglise de P kin de leur en envoyer. Ils re urent finalement un pr tre chinois, le P re Jacques Joo Moon-Mo. Ce fut le r sultat de leur pri re et de leur foi, ainsi que de l\'audace des dirgeants la cs qui n\'h sit rent pas risquer leur vie dans un voyage de 1200km depuis S oul jusqu\' P kin, voyage qui dura trois mois. Cependant, le gouvenrne-ment fut infotm de l\'arriv e d\'un pr tre tranger et ordonna de l\'arr ter. Le grand martyr Matthias Choi In-Kil se fit passer pour le pr tre chinois et fut emprisonn sa place, sauvant ainsi la vie de nombreux catholiques aussi bien que celle du P re Jacques Joo Moon-Mo. Quand son identit r elle fut d couverte, Matthias Choi In-Kil fut battu mort avec Sabas Chi Whang et Paul Yoon Yoo-Il, qui avaient tous les deux fait le voyage de Cor e l\'Eglise de P kin. Pendant qu\'ils subissaient la torture, aucum d\'eux ne r v la o vivait le pr tre. Ils moururent en invoquant Dieu. Par le sacrifice de leur vie, ils permirent au P re Jacques Joo Moon-Mo de travailler plus de cinq ans au service de cette Eglise(1795).

Les premiers chr tiens de Cor e furent des h ros de la v rit qui cifi rent l\'Eglise sur la terre vierge de Cor e, donnant tout ce qu\'ils avaient pour la crossance de l\'Eglise. Poerre Yi Seung-Hoon qui fut envoy l\'Eglise de P kin o il fut le premier cor en recevoir le Bapt me, et qui porta en son pays la gr ce du Sacrement, fut tu par l\' p e en raison de sa foi. Le grand fettr ambroise Kwon Cheol-Shin fut emprisonn l\' ge de soixante-six ans et il battu mort tandis qu\'il invoquait le nom de Dieu, Augustin Jeong Yak-Jong, qui crivit un ouvrage sur la Doctrine de l\'Eglise Catholique, r alisa une grande uvre apostolique dans la ville de S oul o il organisa l\'apostolat des la cs dans l\'action sociale. Il rendit t moignage Dieu jusqu\'au moment o il fut d capit . Alexandre Hwang Sa-Yeong fut arr t apr s avoir crit une lettre sur une toffe de soie, suppliant l\' v que de P kin d\'envoyer de l\'aide. Lui aussi rendit t moignage la v rit du Seigneur et de l\'Eglise, jusqu\' la mort cruelle o son corps fut d pec en six morceaux(1801).

Apr s quel les martyrs eurent vers leur sang, les pr curseurs de la fondation de l\'Eglise en Cor e se rassembl rent spontan ment et se consol rent mutuellement. Au risque de leur vie, ils travaill rent la r surrection de l\'Eglise et se mirent courageusement la recherche des Catholiques dispers s et cach s dans les lieux de refuge, la campagne. Ils poursuivirent galement leur correspondance avec l\'Ev que de P kin, le suppliant d\'envoyer des pr tres en Cor e. Chaque fois qu\'ils entreprenaient la marche de 1200km de s oul P kin, ils risquaient leur vie et subissaient de durs traitements comme s\'ils eussent t des esclaves; et pourtant c\'est plus de vingt fois en une seule g n ration qu\'ils r alis rent de tels voyages. Paul Jeong Ha-Sang et Augustin Yoo Jin-Ghil dirg rent l\'Eglise sans pasteur et ils crivirent plusieurs reprises au Saint P re, Rome. Ils obtinrent enfin la gr ce de l\' rection du Dioc se de cho-Seon (1831).

Les nouveaux dirigeants de l\'Eglise cor enne suivirent les traces de leurs p res. Ils introduisirent chex eux des missionnaires trangers et ils d pens rent leurs forces difier et faire cro tre l\'Eglise. Paul Jeong Ha-Sang qui avait r alis la grande uvre de l\' tablissement du Dioc se de Cho-Seon, fut d capit au m me endriot que son p re, le c l bre Augustin Jeong Yak-Jong qui avait subi le m me supplice quarante ans auparavant. G n ration apr s g n ration, les chefs de l\'Eglise cor enne vers rent leur sang et subirent le martyre. Eux-m mes, leurs enfants, leurs petits-enfants, et m me leurs arri re-peties-enfants, jusqu\' la deuxi me, troisi me, quatri me et m me cinqui me g n ration, furent d capit s pour la Foi, pendant une centaine d\'ann es de pers cution.
Or, bien que ces saints pr curseurs de l\'Eglise cor enne aient donn toute leur vie l\'Eglise et qu\'ils aient souffert un martyre h ro que, aucun d\'entre eux n\'a t b atifi . Ce fait est depuis longtemps ressenti douloureusement par les Catholiques cor ens. C\'est pourquoi, l\'occasion du deux-centi me anniversaire de la fondation de l\'Eglise en Cor e, nous travaillons la cause de leur b atification, Ceux auxquels nous pensons en premier lieu sont les sages et saints fondateurs de l\'Eglise cor enne: Jean-Baptiste Yi Byok, Pierre Yi Seung-Hoon, Fran ois-xavier Kwon Il-Shin, augustin Jeong Yak-jong, Ambroise Kwon Cheol-Shin. En plus des fondateurs, nous d sirons galement travailler la b atification de Thomas Kim Beom-Woo, Paul Yoon Ji-Choong, Jacques Kwon Sang-Yon, Matthias Choi In-Kil, Jean Choi Sang-Hyon, Louis Yi Jon-Changm augustin Yoo-Hang-Gheom, le R v rend P re Jacques Joo Moon-Mo, Colombe Gag Wan-Sook, Agathe Yoon Jeom-Hye, Viviane Moon Yeong-In, Thomas Choi Pil-Gong, Martin Yi Jong-Bae, Poerre Choi Pil-Chie, Pierre Kim Back-Soon, Josaphat Kim Geom-Soon, Philippe Hong Pil-Joo Barbara Jeong Soon-Mae, Lutgarde Yi Yook-Hee et lean Yoo Joong-Seong―ceux-ci qui taient mari s avait fait v u de virginit devant un pr tre et ils avaient gard leur v u pendant quatre ans jusqu\' leur martyre. Ce sont ces matryrs qui offrirent Dieu le sacrifice de leur vie pour le service de l\'Eglise durant la pers cution de 1801. Nous croyonsfermement que, plus que les soixante-dix-neuf martyrs b atifi s en 1925 ou les vingt-quatre autres b atifi s en 1968, les saints Pr curseurs de l\'Eglise cor enne auraient d tre b atifi s les premiers. Mais deux si cles se sont coul s depuis leur martyre. A l\'occasion du 200 me anniversaire de la fondation de l\'Eglise en Cor e, nous ne pouvons pas ne pas donner la priorit la pr paration de la b atification de ces hommes et de ces femmes.
Suivant l\'exemple g n reux des pr curseurs de l\'Eglise de Cor e, les martyrs cor ens, firent vingt fois le voyage de P kin en l\'espace de trente ans, pour demander l\'envoi de missionnaires en Cor e. Finalement, avec la fondation du Dioc se de Cho-Seon, les premiers missionnaires fran ais furent introduits en Cor e gr ce aux dirigeants la cs. L\'Eglise cor enne recevait enfin la structure universelle d\'une Eglise locale avec un v que et des pr tres. A cette poque, lEglise de Cor e tait d j une Eglise locale de martyrs avec 4000 catholiques baptis s (1836).

Une autre pers cution s\'abattit sur la Cor e. Les trois premiers missionnaires occidentaux, l v que, Monseigneur Laurent lmbert, et deux pr tres, les P res Pierre Maubant et Jacques Chastan, avec deux dirigeants la cs, Paul Jeong Ha-Sang et Augustin Yoo Jin-Ghil qui s\' taient d vou s la fondation du Dioc se de Cho-Seon, offrirent courageusement leur vie pour la foi avec beaucoupn d\'autres Catholiques (1839).
Nous sommes reconnaissants envers les premiers missionnaires fran ais pour leur souci de constituer un clerg indig ne. Par souci pastoral, ils envou rent trois jeunes hommes Macao pour y faire des tudes en vue de la pr trise. L\'un de es s minaristes mourut l tranger dans son s minaire; les deux autres furent ordonn s. Le premier tre ordonn et retourner en Cor e en tant que pr tre cor en fut le P re Andr Kim Dae-Keon. Mais, l\'ann e m me o il regagna sa patrie, il fut tu apr l p e lors d\'une nouvelle pers cution o il re ut la palme glorieuse du martyre en tant que seul et unique pr tre cor en de ce pays-l (1846).

L\'Eglise de Cor e fut soumise une pers cution continuelle. Labsence de pr tres persistait et cependant le peuple chr tien conservait fermement sa foi, diffusant la Parole de l\'Evangile et d veloppant l\'Eglise. L\'histoire de l\'Eglise de Cor e constitue vraiment pour l\'Eglise d\'aujoured\'hui, un miracle plus grand et plus clatant que bien des gu risons surnaturelles de malades dont les cas prouv s servent aux causes de b atifications ou de canonisations. Des dizaines de milliers de catholiques travers tout le pays endur rent joyeusement des pers cutions sanglantes et embrass rent le martyre, sp cialement lors de la derni re et de la plus terrible des pers cutions, celle de 1866.












trit par P re Pierre Byun Ki-Yung
traduit par Kim Myung Sook et P re Raymond Spies.




P.1
Il existe dispers s dans la p ninsule de Cor e beaucoup de dolmens de l poque pr historique. Le dolmen que l\'on voit ici se trouve 40km au Sud de S oul.

P.9
Le Mont appel \"Paekdou\" est le berceau spirituel du peuple cor en. C\'est sur ce Mont que \"Tankun\" fonda la Cor e en l\'an 2333 avant J sus-Christ sur la conception du \"Hong-ik-in-gan\" (c\'est- -dire, donner tous les citoyens les m mes avantages et les droits) et qu\'il c l bra les c r monies religieuses de la religion \"Ch njekyo\". Pendant cinq mille ans, le Mont \"Paekdou\" fut, pour le peuple cor en, le Mont sacr o il put rencontrer Dieu. D\'apr s ce qu\'on dit, on l\'appellerait \"Paekdou\" cause de la neige ternelle qui couvre sa cime m me en plein t . En r alit , \"Paekdou\" signifie \"Paedalmoe,\" c\'est- -dire, Montagne blanche, Montagne lumineuse, Montagne de lumi re, Montagne du soleil, Montagne des fils de lumi re, Montagne du peuple \"Paedal\", autrement dit, Montagne de Dieu. Le peuple cor en de l\'antiquit aima porter des habits blancs, s\'appela lui-m me le peuple \"Paedal\", c\'est- -dire, les \"fils de lumi re\" et consid ra cette montagne comme son sanctuaire o il t moignait son respect envers Dieu et envers ses anc tres et o il priait pour la prosp rit de ses descendants. Au milieu de la cime de cette montagne se trouve un lac profond que l\'on appelle le \"lac du ciel\". Il se situe 2.115m d\'altitude; son pourtour mesure 18,11km, sa longueur du Nord au Sud 4,85km, sa largeur de l\'Est 1\'Ouest 3,35km, sa profondeur 312,7m (en moyennee 204m).

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Le peuple cor en v n rait tellement la lumi re qu\'il aimait poter des habits blancs qui devinrent son symbole. En outre, le peuple entier portait des habits blancs l\'occasion d\'un deuil national ou des f tes nationales. Pour ce motif, le peuple cor en s\'appelle aussi \"peuple aux habits blancs\".

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La Cor e se trouve l\'extr mit -Est du continent asiatique. Jadis, les anc tres du peuple cor en croyaient qu\'ils trouveraient, en se dirigeant toujours vers l\'Est, le pays de lumi re o vivait Dieu avec les mes de leurs anc tres. Assister au lever du soleil sur la c te Est de Cor e a quelque chose de myst rieux.

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TanKun-Fondateur du pays \"Cho-s n\", pays du Beau Matin-qui unifia toutes les tribus de la p nin-sule cor enne et qui gouverna m me le continent chinois, est v n r davantage comme fondateur re-ligieux du peuple que comme per-sonnalit politique.

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La foi du peuple cor en est etroitement li e la pi t filiale. Le Cor en respecte profond ment ses parents non seulement de leur vivant mais aussi apr s leur mort. A l\'occasion de l\'anniversaire de la mort des parents ou des f tes nationales, tous les Cor ens se rendent aux tombes de leurs parents et font de profondes inclinations en se prosternant.

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Depuis longtemps, l\'Etat faisait riger une porte, appl e \"porte de Hyoja\" pour les fils qui avaient montr un respect tout particulier leurs parents (\"Hyoja\" veut dire \"fils tr s respectueux\"). Et ceux-ci devendient des mod les pour le peuple entier. M me aujourd\'hui, on peut trouver un nombre non-n gligeable de ces portes dans le pays.

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La fidelit des femmes cor ennes est bien connue et on peut trouver m me de nos jours de nombreuses femmes qui ne se remarient pas apr s la mort de leur poux. Aujourd\'hui encore, on trouve beaucoup de \"porte de Yolyo\" qui comm more la vertu des femmes les plus fid les (\"Yolyo\" veut dire \"feme tr s fid le\").

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Jean-baptiste Yi Byok(1754-1785), Fondateur de l\'Eglese datho-lique de Cor e (peinture du Profes-seur Kim Tae, expo e la cath d-rale de Myung-dong S oul. Elle a t b nie par le Pape Jean-Paull II l\'occasion de sa visite la cath drale le 6 mai 1984).

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C r monie de la canonisation des 103 Martyrs de Cor e et du bicentenaire de l\'Eglise catholique en Cor e (le 6 mai 1984, S oul. Le Pape Jean-paul II pr side la c r monie).

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Mgr Angelo Kim, Pr sident de la commission pour la Canonisation, re u en audience par le Pape Jean-Paul II

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C r monie de la pose de la premi re pierre en vue de la pr paration 여 terrain destin la construdtion de la Basilique de Chon Jin Am suivant un projet qui s\' tale 녁 pr s de cent ans (le 29 d cembre 1986).

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Les tout premiers membres de \"Chon Jin Hwe\" (la premi re Association Pieuse de la cs de Cor e), cr e en se bsant sur l\'esprit de recherche spontan e de la V rit qui caract risa les Fondanteurs de l\'Eglise catholique de Cor e, et aussi sur l\'esprit 여 martyre continuel qui caract rsa galement les 103 martyrs de Cor e.
(아래)
Les premiers travaux pr paratoires du terrain destin la construction de la Basilique de Chon Jin Am se d roulent sous un froid allant jusqu\' ―20 . A l\'arri re, on peut voir la montagne \"Chon Jin\" couverte de neige, et devant le camion, le P re Poerre Byon Ki-Yung, Recteur du Sanctuaire de Chon Jin Am.